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(Revue de presse du jeudi 16 févier 2017) La Crei semble être au point mort



(Revue de presse du jeudi 16 févier 2017) La Crei semble être au point mort
Les instructions du chef de l’Etat relatives à l’amélioration de la Justice avancées hier en Conseil des ministres sont à la UNE de quelques journaux. Le SOLEIL informe que Macky Sall a demandé au gouvernement de poursuivre, en relation  avec toutes les composantes de la justice, les actions exceptionnelles et sans précédent, d’amélioration de l’efficacité de notre système judiciaire. Là, ENQUETE pense que l’affaire du magistrat Ibrahima Hamidou Dème s’est invitée hier en réunion du Conseil des ministres. Le journal ajoute que même si le démissionnaire du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) n’a pas été cité nommément, le chef de l’Etat, par ailleurs président du CSM, semble ne pas approuver la démarche du magistrat. SUDQUOTIDIEN  qui met à sa UNE, « Consolidation de l’Etat de Droit, indépendance et modernisation de la Justice… : Macky confirme Dème », écrit, « reste à savoir si les impairs notés çà et là, dans le fonctionnement de la justice et, en particulier, le mode de désignation des magistrats aux postes de responsabilité ainsi que la conduite de certains dossiers, seront pris en compte ».

Dans le domaine de la justice toujours, LES ECHOS informent que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) semble être au point mort. Le journal écrit que depuis 14 mois, les juges de cette juridiction se tournent les pouces, faute d’avoir un dossier sur la table. Selon les sources du journal avec le principe du cumul de fonctions, certains juges qui ne veulent pas rester les bras croisés, sont retournés vers la Cour d’appel pour s’occuper.

L’OBS réalise un dossier sur le projet de réforme du code de la route. Même si la teneur de ladite réforme n’a pas encore été officiellement dévoilée, un point de divergence est relevé. Il s’agit de l’instauration du permis à points. Mais la nécessité d’une meilleure formation des chauffeurs professionnels et un contrôle plus strict pour la délivrance des permis de conduire, entre autres points, sont des revendications unanimes.

Dans l’affaire des émeutes de Kédougou, le TEMOIN informe que le chef de l’Etat joue à l’apaisement. Lors de sa visite à Kédougou au lendemain de la mort du jeune orpailleur, le ministre de l’Intérieur a annoncé que le chef de l’Etat s’engage à tirer au clair le plus tôt possible cette affaire et des sanctions appropriées vont être prises. Seulement, les populations  de Kossanto par la voix de leur chef de village, demandent à l’Etat de relever le gouverneur, les préfets et sous-préfets de la région pour que la paix règne dans cette partie orientale du pays. WALFQUOTIDIEN fait le point sur les cas de bavures de 2000 à 2017. Le journal soutient que la mort du jeune orpailleur survient dans un contexte particulier marqué par la recrudescence de ces « morts sans auteurs » enregistrés au Sénégal de 2000 à nos jours. WALFQUOTIDIEN soutient que les deux régimes qui se sont succédé ont connu plusieurs manifestations publiques émaillées d’incidents regrettables comme dans les affaires Malick Bâ, Abdoulaye Yinghou, Bana Ndiaye, Mamadou Sy, Bassirou Faye, entre autres.

Politique et justice, l’AS soutient que l’avenir politique de Barthélémy Dias est en question. Le délibéré dans l’affaire Ndiaga Diouf est prévu ce matin. Selon le journal, si le juge suit le parquet qui a requis 10 ans de prison en plus du mandat de dépôt, l’envol d’un rebelle politique va recevoir un sacré coup de frein.  La TRIBUNE avance que son éventuelle incarcération serait synonyme d’isolation de Khalifa Sall à qui il revient de se montrer plus salé pour porter le combat de la frange dissidente du Ps. Leur camarade de parti Serigne Mbaye Thiam, chargé des élections des verts estime dans le QUOTIDIEN que « ceux qui contestent les décisions du parti devraient s’auto-récuser de participer aux réunions, au nom de l’éthique ».

DIRECT INFO relève que les partis politiques ont souvent du mal à procéder sereinement au renouvellement de leurs instances, comme cela se faisait aisément, pourtant, du temps de la grande et puissante Union progressiste sénégalaise (Ups) du président Senghor. Le journal constate que des partis en arrivent même à renvoyer aux calendes grecques, cette pratique pourtant essentielle dans une démocratie. Titre à la UNE de DIRECT INFO, « c’est la guerre des tranchées ».

Sokhna Dieng Mbacké est la UNE de VOX POPULI. La Présidente du Pvd et députée, soutient que les sénégalais sont désespérés, ils sont fatigués. Première invitée de la rubrique « Mensuelle » du journal, elle ajoute que « l’espoir que Macky avait réveillé quand il est arrivé en 2012 est en train de se réduire comme peau de chagrin ».

On termine avec la vie politique sénégalaise et ces archives de la Central intelligence agency (Cia). LIBERATION informe que près de 12 millions de notes secrètes ont été déclassifiées et 117 bulletins concernent directement le Sénégal et ses acteurs politiques. Des archives qui racontent l’histoire politique et sociale du Sénégal entre 1960 et 1990 mais sous les yeux de l’Agence la plus renseignée du monde.
 
 


Jeudi 16 Février 2017 - 08:35



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