(Revue de presse du jeudi 26 janvier 2017) Le Parlement européen exige des sanctions contre Jammeh



Beaucoup de sujets à la UNE de nos quotidiens mais la Gambie et Barthélémy Dias dominent encore l’actualité. Pour ce dernier ENQUETE informe que le parquet requiert 10 ans de prison pour coups et blessures ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Là où les conseils du père du défunt Ndiaga Diouf réclament des dommages et intérêts estimés à 150 millions de Fcfa. Le QUOTIDIEN ajoute que le maire de Mermoz Sacré Cœur a plaidé non coupable hier devant le Tribunal en soutenant n’avoir fait que des tirs de sommation en tirant en l’air. La TRIBUNE pour sa part explique que l’arme du crime « disculpe » Barthélémy Dias. Car selon ce dernier l’arme qu’il possédait au cours de cette fusillade était un pistolet de calibre 9 alors que le parquet a décrit l’arme du crime comme étant un revolver de calibre 38.  

On reste dans le domaine de la Justice avec l’AS qui met à sa UNE « Augmentation de l’âge de retraite des magistrats : Macky promulgue la loi controversée ». Seulement selon le journal sur les projets de réforme sur la Cour suprême, le Statut des magistrats et le Conseil supérieur de la Magistrature, l’article relatif à la durée d’exercice à la tête des juridictions a été rejeté par le Conseil constitutionnel.

Le TEMOIN réalise un dossier sur les personnes arrêtées depuis près d’un an pour apologie du terrorisme. Il s’agit entre autres de l’imam Alioune Ndoa, Mamadou Moustapha Mbaye, Omar Keïta et Atoumane Sow. Le journal ajoute le cas d’Oustaz Aboubacry Dianko arrêté en 2013 au Mali et qui est en prison sans jugement. Leurs familles dénoncent et réclament leur jugement et ou leur libération.
Pour la recrudescence de l’insécurité à Dakar, la TRIBUNE se pose une question : A quel Etat se fier ? Le journal souligne qu’il urge de passer à l’action pour mettre fin à ce phénomène. Il ajoute que ce qui accentue le plus la psychose des populations est le fait que les bandits opèrent non plus avec des armes blanches, mais avec des armes de guerre telle que la kalachnikov et les fusils automatiques.
Dans le domaine de la corruption, l’AS informe que le Sénégal est toujours dans la zone rouge de la grande corruption. C’est parce que d’après le rapport 2016 de l’Indice de Perception de la Corruption (Ipc), notre pays a un score de 45 sur 100 en dessous de la moyenne de 50 points. Mais le Sénégal, note le rapport, a gagné un point au score et au classement en étant le 7ème pays africain le moins corrompu.

Sur la Gambie, SUDQUOTIDIEN informe que le nouveau président va rentrer dans son pays aujourd’hui à 16 heures avec un vol spécial. Sur place le SOLEIL constate qu’un vent nouveau souffle dans la capitale gambienne. La ville a repris ses activités et l’économie a redémarré. Le plus surprenant, selon le journal, c’est que les populations veulent effacer l’image de Jammeh de leur mémoire. LIBERATION lui parle de « Jammeh, le braquage du siècle ». Selon le journal il n’y avait pas d’Etat en Gambie. Le journal en veut par exemple pour preuve le fait que tous les véhicules du gouvernement et de la Présidence étaient mutés au nom de Yaya Jammeh. Le journal ajoute dans ce dossier que le Parlement européen exige des sanctions contre l’ancien dictateur qui a trouvé refuge en Guinée Equatoriale.

L’OBS liste et fait une présentation des grands projets de l’Etat qui font l’objet de controverse. Le journal parle de « ces 11 boulets de l’Etat ». Il s’agit de la réfection du building administratif, l’autoroute Thiès-Touba, l’autoroute Dakar-Diamniadio, l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, les concessions de NECOTRANS, le Pôle urbain de Diamniadio, le centre de conférence Abdou Diouf, la construction de la deuxième université de Dakar, la Cité de l’émergence et le port de Bargny. Pour tous ces projets, l’OBS explique que le Forum civil a exhorté l’Etat du Sénégal à faire un audit technique et financier approfondi.

DIRECT INFO réalise un dossier santé. Le diagnostic du journal : un bilan général catastrophique avec un plateau médical déficitaire et un personnel insouciant. Résultats des courses, « c’est la mort programmée de la santé publique ».

Un mot de politique avec la UNE de WALFQUOTIDIEN. Le journal écrit « Crise au sommet du Pds : Et si Wade tirait les ficelles ». WALFQUOTIDIEN constate que « le parti est en sens dessus dessous. Entre convocation devant le conseil de discipline et sorties au vitriol, la formation libérale est assez en lambeaux pour que Karim Wade surgisse, tel un messie, tel un rassembleur, pour s’en emparer ».
 
 


Jeudi 26 Janvier 2017 - 09:26



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