(Revue de presse du lundi 31 octobre 2016) : Le cas Fatou Tambédou, « l’arbre qui cache la forêt »



(Revue de presse du lundi 31 octobre 2016) : Le cas Fatou Tambédou,  « l’arbre qui cache la forêt »
Commençons ce tour de la presse du jour avec les questions économiques pour parler avec le SOLEIL, « des retombées de la visite du chef de l’Etat en Pologne ». Selon le journal, le groupe polonais West african gold center-Sa serait dans les dispositions d’installer, à Kédougou, une raffinerie d’or d’une capacité de 300 kg par mois. Son Directeur général qui l’a annoncé, assurant avoir reçu des assurances du gouvernement sénégalais pour lever toutes les contraintes sur le terrain.

On reste dans le secteur pour signaler que la loi 2003-36 du 24 novembre 2003 portant code minier a été révisée, hier, par les parlementaires et cela à l’avantage de l’Etat central. C’est l’analyse de WALFQUOTIDIEN qui met en titre, « modification du code minier : que des miettes aux populations ». C’est parce que le ministre Aly Ngouille Ndiaye a expliqué devant les députés que « ce code affectera 60% des taxes perçues dans le secteur minier à l’Etat central. Poursuivant, il indique que seuls 20% seront affectés aux collectivités territoriales. Et, les 40% restant à l’administration des mines pour renforcer les moyens de contrôle ».

ENQUETE renseigne que c’est la fin d’un bras de fer de trois mois relativement à l’exploration du pétrole offshore sénégalais. Selon le journal « la configuration a évolué dans le contrôle des trois blocs d’exploration offshore : Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore profond au large du Sénégal. Malgré les ambitions de l’Australien FAR Ltd de devenir majoritaire dans cette aventure, ConocoPhilips a réussi à faire valoir son droit à céder ses actifs à Woodside Petroleum Ltd, mettant ainsi fin à un bras de fer de trois mois ».

Dans le domaine toujours du pétrole mais relativement à la justice, Me El hadji Diouf, annonce qu’il va déposer dans les jours à venir deux nouvelles plaintes. « La première, c’est une nouvelle liste de nouvelles personnes. La deuxième, c’est contre les mêmes personnes qui ont re-diffamé Aliou Sall et Timis », explique l’avocat dans les colonnes du POP.

En matière de blanchiment de capitaux, LIBERATION informe que « le dossier MDL mis à jour par la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) n’est que la face visible de l’iceberg. Plusieurs enquêtes en béton des gendarmes financiers, bouclés sous l’ancien régime, dorment dans les tiroirs ».

Fonctionnement des Institutions. SUDQUOTIDIEN informe que « les cent-cinquante membres du Haut conseil des collectivités territoriales vont officiellement prendre fonction à partir de ce jour, lundi 31 octobre 2016 ». C’est le chef de l’Etat, explique le journal, qui procède à l’installation de cette chambre consultative présidée par le socialiste Ousmane Tanor Dieng.

Ce dernier est à la UNE du QUOTIDIEN et de l’ENQUETE. Ce dernier journal le présente comme « Le boss » et rapporte qu’il est présenté par Abdou Diouf, dans ses mémoires, comme « un garçon méthodique, sérieux, travailleur et cultivé ». Le journal écrit que « le nouveau président du Hcct est tel un phœnix qui renaît des cendres d’une adversité politique qui a laissé beaucoup de camarades socialistes sur le carreau ». Le nouveau président du Hcct est présenté dans le QUOTIDIEN comme « un tueur froid ! ». Pour l’installation de cet après-midi, le journal écrit que « c’est l’officialisation de son choix pour Macky Sall, mais aussi de sa guerre contre Khalifa Sall. Surtout avec « un tueur » politique qui, froidement, élimine les adversaires ». Une question à la UNE de DIRECT INFO, « Mise en place du Hcct : Tanor a-t-il dribblé le Macky ? ». Le journal explique que « selon plusieurs analystes politiques, Tanor Dieng aurait roulé Macky Sall à travers cette nomination. Une nomination qui, au-delà de ses effets revigorants sur le parti socialiste et son chef, va remettre totalement en cause la recomposition du champ politique et l’évolution du parti présidentiel surtout dans les zones que l’Apr avait réussi à chiper au Ps ».

A la UNE de l’AS, c’est Me Wade qui « appelle à la résistance contre le pouvoir oppressif de Macky Sall ». Invité par la Fédération des libéraux de France, samedi dernier, l’ancien chef de l’Etat a considéré que « le régime, de Macky Sall s’est inscrit dans une logique d’oppression de l’opposition ».

Sur le cas de l’ex-ministre délégué, Fatou Tambédou, la TRIBUNE écrit que « ce n’est que l’arbre qui cache la forêt, car avant elle il y a eu des précédents. C’est comme une sorte de pagaille qui gangrène peu à peu ce gouvernement ». Le TEMOIN rappelle que déjà en février 2016, il dénonçait « ces ministères délégués et Secrétariats d’Etat qui enflent inutilement le corps gouvernemental ». Aujourd’hui, le journal va plus loin pour constater un désordre au sein de l’Etat et pour soutenir qu’ « un remaniement rationnel s’impose ».

Sur le chapitre politique, retenez enfin avec la TRIBUNE que Serigne Modou Kara quitte le Pvd et c’est son épouse, Sokhna Dieng Mbacké, députée non inscrite à l’Assemblée nationale qui hérite du parti.

Terminons avec l’OBS qui met à sa UNE, le lutteur Gris Bordeaux. La déclaration du lutteur de Fass comme titre principal de l’interview, « la défaite face à Modou Lô m’est restée en travers de la gorge ».
 
 


Lundi 31 Octobre 2016 - 08:41



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