(Revue de presse du mardi 02 Août 2016), Nafi Ngom Keïta fait de la résistance



(Revue de presse du mardi 02 Août 2016), Nafi Ngom Keïta fait de la résistance
Nafi Ngom Keïta a finalement décidé d’attaquer en justice le décret du chef de l’Etat à la base de son limogeage pour excès de pouvoir. L’OBS, comme presque tous les journaux, qui parle de cette affaire précise que l’ex présidente de l’Ofnac avait décidé dans un premier temps de ne pas passer à l’acte car étant en désaccord avec le premier président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara, qui selon Nafi Ngom Keïta a refusé de déclarer son patrimoine. Sur ce cas, le journal informe que l’ex présidente de l’Ofnac accuse de manière voilée le chef de l’Etat de protéger le premier président de cette haute juridiction. Car dans une lettre adressée au président de la République, elle écrit, « quand je vous en ai rendu compte, vous m’avez demandé de le laisser tranquille, alors qu’il est assujetti à la déclaration de patrimoine, en sa qualité d’ordonnateur (…) ». Dans cette même lettre, l’ex présidente de l’Ofnac avait attiré l’attention du chef de l’Etat que son mandat arrive à terme le 26 mars 2017. En plus même si elle juge illégal son limogeage, Nafi Ngom Keïta avait déjà demandé au chef de l’Etat de la retourner dans sa corporation d’origine, au cas contraire, elle décline toute autre proposition de collaboration.

Le premier président de la Cour suprême qui refuse de déclarer son patrimoine comme des ministres et des conseillers du chef de l’Etat, les propositions de ce dernier (ambassadeur, ministre, commissaire de l’Uemoa, vice-gouverneur de la Bceao) à l’ex présidente de l’Ofnac, amènent WALFQUOTIDIEN à titrer : « lettre de l’ex présidente de l’Ofnac : Révélations fracassantes de Nafy Ngom Keïta ».  

Pourtant selon l’AS, l’ex présidente de l’Ofnac d’après ses contempteurs a aussi ses cafards. Selon ces derniers en plus de son salaire à l’Ofnac, elle percevait un autre émolument provenant de la solde, en totale violation de la loi qui interdit tout cumul de revenus. Elle est reprochée aussi à Nafi Ngom Keïta d’avoir fait un recrutement familial et il pèse de lourds soupçons de connivence sur le choix de l’immeuble abritant les locaux de l’Ofnac qui lui appartiendrait. Mais pire, ajoutent les sources du journal, elle n’avait pas fait sa déclaration de patrimoine. Un de ses proches, interrogé par l’AS, parle de diabolisation.

Dans l’OBS, Mimi Touré avance que « Nafi Ngom Keïta doit savoir partir avec élégance » et pour sa part Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Apr, se pose une question, « comment une personnalité de son rang peut-elle publier une lettre confidentielle ? ».

Ousmane Sonko lui est à la UNE du journal ENQUETE avec une  question « Ousmane Sonko (leader Pastef) : Patriote ou manipulateur ? ». Selon le journal, « pour les uns, il est un homme courageux, un lanceur d’alerte, un convaincu. Pour les autres, il n’est ni plus ni moins qu’un agitateur, un type à la recherche de notoriété ».

SUDQUOTIDIEN met à sa UNE « les taches noires » de la gestion de Macky Sall. Ces manquements ont pour noms : non-respect des engagements, encouragements de la transhumance, règlement de comptes politiques par la loi. La liste est établie par le journaliste formateur Ibrahima Bakhoum qui constate ainsi comme d’autres observateurs que « la rupture tant prônée par l’actuel régime depuis 2012 n’est que chimère, d’autant plus l’essentiel de ce qui a été promis n’est traduit en acte ».

Dans la guerre ouverte entre le Pds et Rewmi, c’est l’opposition qui y laisse des plumes constate, la TRIBUNE. Selon le journal cela va faire l’affaire du président Sall dans la course aux prochaines joutes électorales.

DIRECT INFO se pose une question : « Législatives 2017 à Dakar : qui sera le boss de Benno Bok Yakaar ? ». Le journal ajoute une autre question, « entre Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr, qui va diriger la liste de l’Apr et ses alliés à Dakar ? Pour DIRECT INFO « d’ores et déjà, des velléités de positionnement apparaissent ».

LIBERATION parle de la dissolution par l’Etat de cinq agences. Il s’agit de l’Agence nationale de la Haute Autorité du Désert, de l’Agence nationale des Nouveaux Ports du Sénégal, de l’Agence nationale de l’Energie Solaire, de l’Agence de Financement et de Promotion Economique des Jeunes et l’Agence nationale des Grands Projets hospitaliers. L’objectif du président,  c’est de rationaliser les ressources de l’Etat, écrit le journal.

Si ces agences sont dissoutes, retenez avec le TEMOIN qu’à la suite d’un cri de détresse lancé pour sauver la société Transsene, le chef de l’Etat par l’intermédiaire du directeur général du Port, a sauvé l’entreprise. Ainsi, le DG du Port, Dr Cheikh Kanté a facilité la reprise des activités de Transsene à l’intérieur de la barrière douanière portuaire sauvant ainsi d’une liquidation cette société qui avait cessé ses activités de transit et de manutention depuis 2012.

Les vacances citoyennes sont lancées depuis hier à Guédiawaye par le Premier ministre. Mouhammad Dionne qui a présidé la cérémonie présente les jeunes à la UNE du SOLEIL comme « des vecteurs de transformation sociale du pays ». Il annonce que le gouvernement a alloué 10 milliards de Fcfa à la jeunesse dont 3 milliards pour l’auto-emploi. Pour le lancement de cette édition 2016 des vacances citoyennes, le POP parle « de désorganisation et de faible mobilisation pour le lancement ».
 


Mardi 2 Août 2016 - 10:06



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