(Revue de presse du mardi 27 septembre 2016) Karim Wade à la UNE…



(Revue de presse du mardi 27 septembre 2016) Karim Wade à la UNE…
Le rejet par la justice française de la demande de saisie des biens de Karim Wade et Bibo Bourgi à Paris, occupe une bonne partie des UNES des quotidiens du jour. L’info est tournée dans plusieurs sens à travers plusieurs titres. « L’Etat perd son Paris », écrit ENQUETE, « l’Etat encore débouté » dit le TEMOIN, « Paris perdu pour l’Etat », peut-on lire à la UNE du QUOTIDIEN, « Karim terrasse l’Etat à Paris », nous dit la TRIBUNE et le POP avance en titre principal que « le juge de Paris refuse de dépouiller ses concitoyens ».

Ce qu’il faut retenir dans les détails avec le journal ENQUETE, c’est que l’Etat du Sénégal avait saisi le Tribunal de grande instance de Paris pour la confiscation des appartements de Karim Wade et Bibi Bourgi, situés dans le 16ème arrondissement de Paris. La 32ème Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance  a rejeté cette demande parce que l’enrichissement illicite ne fait pas partie de son arsenal juridique. Pour le TEMOIN, « Karim Wade prend ainsi sa revanche sur l’Etat du Sénégal dans la procédure concernant la saisie de ses biens en France ». Dans la TRIBUNE, on informe que sur un air jubilatoire, les avocats de Karim Wade avancent que ce désaveu confirme que les arrêts de la Crei et de la Cour suprême sont dépourvus de valeur. ENQUETE ajoute qu’au moment où les avocats de Karim Wade jubilent, les conseils de l’Etat expriment leur déception. L’un d’eux, Me Papa Moussa Félix Sow soutient dans le journal que la France ne devrait pas débouter l’Etat du Sénégal dans la mesure où ce pays a signé la Convention de Mérida relative à la corruption et à l’enrichissement illicite. Au-delà de la possibilité d’un recours de la défense, le porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye dans le POP soutient que "nous sommes devant le cas de la souveraineté judiciaire des Etats et qu’il pourrait arriver que le Sénégal refuse d’exécuter ou de faire exécuter une décision d’une juridiction française ».

L’autre information phare de la presse du jour c’est l’autopsie sur Ibrahima Fall décédé lors de la mutinerie à la prison de Rebeuss. L’AS qui donne les détails de l’autopsie faite hier informe que le défunt a bel et bien reçu une balle réelle, certainement d’un garde pénitentiaire. Selon les résultats de l’autopsie, Ibrahima Fall est mort d’une hémorragie de grande abondance à la suite de coups et blessures par arme à feu. Dans l’OBS on informe que la directrice de la prison a été entendue hier par la Dic et elle a répondu de façon exhaustive pour éclairer la lanterne des limiers. Le journal ajoute que les enquêteurs vont prendre langue avec des témoins oculaires de cet accident, à savoir les détenus et matons blessés au cours de cette mutinerie avant de ratisser plus large.

« Abdoul Mbaye est privé de passeport diplomatique ». L’info est dans WALFQUOTIDIEN qui explique que « le pouvoir souffle le chaud et le froid sur Abdoul Mbaye. Il lui a retiré son passeport diplomatique après avoir levé l’interdiction de voyage qui pesait sur lui ». D’ailleurs le journal ajoute que l’ancien Premier ministre est hors du pays mais il a voyagé avec un passeport ordinaire.
On reste avec Abdoul Mbaye qui est à la UNE de LIBERATION. Le journal écrit que « Abdoul Mbaye dément avoir été en lien d’affaires avec une société offshore dans le cadre de la Société de recherche et de développement des mines (Sored-Mines) ». Mais le journal avec ses documents réaffirme encore le contraire.

SUDQUOTIDIEN met à sa UNE l’anniversaire de l’an 14 du naufrage du Joola. Le journal soutient que la leçon n’est pas encore retenue. Dans le journal, le collectif des victimes appelle à la sensibilisation et à l’éducation citoyenne pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise. Dans le SOLEIL, le ministre des Forces armées, Augustin Tine qui a représenté le chef de l’Etat à Ziguinchor a assuré que les autorités sénégalaises continueront de renforcer ses actions de prévention des risques en vue d’assurer sécurité et sûreté aux Sénégalais où qu’ils se trouvent. DIRECT INFO ajoute sur le sujet qu’avec les années qui passent, la tragédie prend de moins en moins de place dans la conscience collective. Titre du journal, « une commémoration dans l’indifférence ».  
 


Mardi 27 Septembre 2016 - 09:12



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