(Revue de presse du mardi 31 août 2016) Sonko a des chances pour l’annulation de sa radiation



Essentiellement, Ousmane Sonko et le FMI se partagent la UNE de la presse de ce matin. Dans le SOLEIL, le Fonds monétaire international salue les bonnes perspectives économiques du Sénégal. Selon la mission du Fmi qui a séjourné dans notre pays du 17 au 30 août, la croissance pour cette année va être maintenue à un taux élevé ainsi que l’année prochaine. Ce taux devrait dépasser les 6% et tourner autour de 6,5% pour les deux prochaines années. Selon le TEMOIN qui cite cette mission, « le défi à relever dans le moyen terme est de maintenir la croissance sur une longue période ». Un des moyens pour relever ce défi est à la UNE du POP, « le Fmi a demandé à l’Etat du Sénégal de veiller à ce que tout le monde paye sa part des impôts à des taux raisonnables pour maintenir la croissance à un taux élevé ». Selon le chef de la mission du Fmi, Ali Mansoor, « seule une croissance inclusive et durable permettra de créer beaucoup d’emplois pour les jeunes et de réduire d’une manière durable la pauvreté ». Dans l’AS, Ali Mansoor explique qu’il faut que « l’Etat crée les conditions pour que tous les sénégalais participent et bénéficient de la croissance, cela permettra de mieux partager les richesses pour atteindre le cercle vertueux de la croissance durable et soutenue ».  

« Levée de boucliers pour Sonko », titre SUDQUOTIDIEN. Dans ce journal, le SG du syndicat des agents des Impôts, Elimane Pouye déclare qu’aucune forme de lutte ne sera de trop. Pour leur part, les travailleurs du Trésor condamnent la mesure de radiation d’Ousmane Sonko. Pour Ngouda Mboup, enseignant chercheur en droit public, « Sonko a toutes les chances d’obtenir l’annulation de cette mesure avec plusieurs manquements dont souffre la procédure ». Toutes les sorties en faveur de Sonko ou en sa défaveur font dire à la TRIBUNE que « Sonko enflamme le débat ». Dans ce journal, Seydi Gassama d’Amnesty International section Sénégal parle d’un acte d’autoritarisme intolérable et Me Assane Dioma Ndiaye parle d’acte purement politique. En tout cas DIRECT INFO informe que nous allons vers une paralysie des Services fiscaux car les collègues de Sonko qui le soutiennent se sentent agressés et sont prêts à mener le combat jusqu’au bout. Le sentiment de ces fonctionnaires est  à la UNE de WALFQUOTIDIEN qui parle de la radiation comme « l’arme absolue de Macky ». Selon le journal, « le chef de l’Etat a mis une épée de Damoclès, son décret, sur la tête des fonctionnaires et de ses collaborateurs trop critiques à son égard. Depuis 2012, beaucoup de sénégalais ont l’amère expérience ».

LIBERATION parle du saccage du QG du Ps et c’est pour dire que « toutes les pistes mènent à Khalifa Sall ». Selon le journal, l’enquête de la Dic sera bientôt bouclée et ce n’est pas un hasard si plusieurs des proches du maire de Dakar ont été interrogés.

Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football est à la UNE du QUOTIDIEN et il parle politique. Le journal met ainsi à sa UNE, « Augustin joue politique ». Sur le Haut conseil des collectivités territoriales, le maire de Gorée réélu sous la bannière de Benno Bokk Yakaar soutient que « la finalité de ce Haut conseil n’est ni politique ni politicienne, encore moins partisane ».

A la UNE de l’OBS, on parle de la peur qui s’empare des foyers relativement à une éventuelle pénurie de moutons à quelques jours de la Tabaski. Selon le journal, « Dakar avec ses 37 points de vente, doit se retrouver avec 260 000 moutons, sur les 750 000 têtes attendues sur l’ensemble du territoire national. Mais, depuis, les enclos à ciel ouvert peinent à faire le plein de moutons». Le constat est le même dans plusieurs régions visitées par l’OBS. Mais dans le même journal, le ministre de l’élevage et de la production animale rassure. Selon Aminata Mbengue Ndiaye, « il n’y aura pas de pénurie de moutons ».

Terminons avec ENQUETE qui parle à sa UNE des effets collatéraux du coup d’Etat manqué en Turquie. Selon le journal, « Ankara demande à Dakar la fermeture des écoles Yawuz Selim ». Selon ENQUETE, citant un journal proche du parti du président turc, il existe 15 écoles au Sénégal dont l’existence est l’œuvre de Fethullah Gülen, ce dernier est accusé par la Turquie d’être à l’origine du coup d’Etat manqué du 15 juillet. Le « Daily Sabah » le journal cité par ENQUETE révèle que « le gouvernement du Sénégal a promis de prendre les mesures nécessaires pour fermer les 15 écoles gulennistes ».
 


Mercredi 31 Août 2016 - 09:15



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