(Revue de presse du mercredi 19 octobre 2016) Pour les manifs c’est ok, mais !



(Revue de presse du mercredi 19 octobre 2016) Pour les manifs c’est ok, mais !
La sortie du chef de l’Etat relativement à la marche de l’opposition, occupe la UNE de plusieurs journaux. « Nous n’allons pas laisser le désordre s’installer dans le pays », déclare Macky Sall dans la TRIBUNE. Il invite, en marge de sa tournée économique, les acteurs politiques à discuter avec les autorités administratives pour éviter les quiproquos comme lors de la manifestation du 14 octobre dernier. Le TEMOIN met un autre propos du chef de l’Etat en exergue, « les libertés ne sont pas menacées, mais s’exercent selon la loi ». Pour sa part, WALFQUOTIDIEN trouve qu’ « après leur décision de manifester à nouveau, Macky menace les opposants ». Le journal écrit, « oui pour les manifestations mais dans le respect des lois. C’est l’avertissement du chef de l’Etat aux leaders de l’opposition qui ont décidé de braver les décisions administratives ».

En tout cas pour DIRECT INFO, « avec la démission d’Aliou Sall de Petro-Tim Sénégal, l’opposition gagne une première bataille ». Le journal explique seulement que « cette démission est loin de faire estomper cette polémique nationale dont les premiers éléments ont été rendus publics par l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade qui a levé le lièvre en octobre 2014 ». L’un des acteurs de cette affaire, Frank Timis est à la Une du journal ENQUETE dans sa rubrique « Tel quel ». Un portrait de l’homme d’affaires, vu de l’étranger. Le journal qui a fait le tour de la presse étrangère termine par dire que « sa permissivité avec les règles du jeu, ses pratiques controversées, ses démêlés avec la justice, n’en font pourtant pas ce type de businessman infréquentable pour qui les investisseurs ont, en règle générale, une aversion particulière. En le choisissant, l’Etat du Sénégal, novice dans ce champ « gazo-pétrolier », sait certainement à quoi s’en tenir ».

Au sein du Ps, le QUOTIDIEN trouve que «  Barth’ ne danse plus le même Dias avec Tanor ». Selon le journal, « bouclier de Ousmane Tanor Dieng durant plusieurs années, Barthélémy Dias multiplie aujourd’hui les sorties au vitriol contre le secrétaire général du Parti socialiste. Moins d’une semaine après sa plainte contre Tanor et la direction du Ps, le maire de Mermoz-Sacré Cœur voit resurgir comme une épée de Damoclès sur lui la tragique journée de la fusillade du 22 décembre 2011 ». D’ailleurs sa convocation ce 20 octobre fait aussi la UNE de SUDQUOTIDIEN qui recueille les avis des parlementaires.  Ses collègues interrogés sont pour l’expression de la justice dans cette affaire mais Héléne Tine s’interroge sur la coïncidence entre la relance dudit dossier et les prises de positions de Bath contre le régime du président Sall.

Dans le domaine des Finances, l’AS fait « les comptes et mécomptes du budget 2017 ». En matière de dépenses du personnel par exemple, le journal informe que les 121 065 agents du service public vont consommer en 2017, 586 milliards de Fcfa contre 538,2 milliards en 2016 soit une progression de 8,9%. En termes de comparaison, l’AS ajoute que le ministère de l’Education  nationale se retrouve devant avec plus de 266 milliards Fcfa de salaire à payer en 2017. L’OBS ajoute sur ce sujet que trois nouvelles taxes sont introduites sur le ciment, l’arachide et les télécoms, ce qui doit rapporter au Trésor public des recettes budgétaires de l’ordre de 250,1 milliards Fcfa.

Dans le SOLEIL, le chef de l’Etat qui a lancé le volet électrification rurale du Pudc à Dialacoro (Tambacounda) a souligné aussi que le pays n’a jamais travaillé au rythme du Pudc.

Retenez avec l’AS que l’appel à candidature est lancé pour le recrutement d’un nouveau Directeur général de l’Armp. Le dossier sera bouclé le 7 novembre. L’actuel DG, Saër Niang va quitter à la fin de l’année après ses deux mandats non renouvelables. Selon le journal, il va partir avec plus de 100 millions d’indemnité de précarité qu’il avait bien négociée car ayant un Cdi à l’Armp en  qualité de directeur de la Formation et des Appuis techniques.

On reste avec l’AS qui informe que la Crei est en train de sombrer dans l’anonymat depuis la condamnation de Karim Wade. Le patron du parquet spécial, Cheikh Tidiane Mara parti à la retraite sans être remplacé, a été nommé vice-président de l’Ofnac.

Dans l’affaire de la corruption présumée à l’IAAF, LIBERATION informe de l’arrestation d’Habib Cissé, ex-conseiller juridique de Lamine Diack. Il a été placé en détention provisoire dans l’enquête française sur des soupçons de corruption sur fond de dopage d’athlètes russes.

Terminons avec le POP qui parle « de l’assaut final des religieux contre l’avortement ». Selon le porte-parole de l’Ong Jamra, Mame Matar Gueye, « légaliser l’avortement, c’est une porte ouverte au vagabondage sexuel ». Pour sa part, Mouhamadou Bamba Sall, ancien président de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal, soutient « en aucun cas, l’islam ne donne à une femme la possibilité d’avorter, si sa vie n’est pas en danger ». Des réactions suite à la demande formulée par l’Association des femmes médecins du Sénégal en faveur de la légalisation de l’avortement en cas de viols ou d’incestes.
 
 


Mercredi 19 Octobre 2016 - 09:37



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