(Revue de presse du samedi 15 octobre 2016) La marche de l’opposition à la UNE



(Revue de presse du samedi 15 octobre 2016) La marche de l’opposition à la UNE
La marche de l’opposition occupe la UNE de la presse de ce jour. « La police mate l’opposition » (l’AS), « la police marche sur wattu » (le QUOTIDIEN), « la police bloque la marche » (SUDQUOTIDIEN)… Selon ce dernier journal, la marche des partis de l’opposition prévue hier n’a pas finalement eu lieu. Déployées sur les lieux dès les premières heures de la journée, les forces de l’ordre ont dispersé à coup de grenades lacrymogènes les leaders de Mankoo wattu Senegaal et leurs militants qui avaient massivement envahi le boulevard du Général De Gaulle. WALFQUOTIDIEN soutient qu’il fallait s’y attendre avec l’opposition qui tenait coûte que coûte à tenir sa marche sur un itinéraire interdit. Résultats des courses, selon le journal, plusieurs blessés dans les rangs des manifestants parmi lesquels des leaders de l’opposition  comme Abdoul Mbaye, Pape Diop, Ousmane Sonko, Barthélémy Dias entre autres. Pour la TRIBUNE, les divergences au sein de l’opposition sont à l’origine de la pagaille d’hier, car si certains ont soutenu le respect de l’itinéraire donné par l’autorité, d’autres ont affirmé qu’il n’y avait pas de raison de reculer et que la ligne tracée au préalable par l’opposition doit-être maintenue.

L’opposition reste sur le pied de guerre, informe l’OBS. En effet à travers un communiqué le front qui soutient que « rien ne sera plus comme avant, réaffirme aussi sa volonté inébranlable de faire face à la dictature rampante dans notre pays ».

Dans le journal ENQUETE, le Commissaire central de Dakar souligne que les dispositions ont été prises pour que l’opposition puisse marcher dans la paix et la sérénité. Mais pour le Commissaire Ndiaré Séne, « comme une déferlante, les manifestants ont foncé sur les forces de sécurité. Ils ont cassé le barrage et l’ont dépassé, créant une situation de troubles, nous avons usé des moyens règlementaires pour disperser la manifestation ». Pour sa part, le préfet de Dakar, Serigne Babacar Kane ajoute qu’il n’a jamais été question d’interdire la marche.

Pour la mobilisation, l’OBS parle de la guerre des chiffres. Du côté de l’opposition, certains parlent de 3000, la presse (Rfi et Jeune Afrique) corrige jusqu’à moins ce chiffre, au niveau de la Police, les statistiques n’affichent pas plus de 3000 participants. Le journal écrit « au moment où l’opposition se réjouit d’une forte mobilisation, certains observateurs trouvent la foule maigre au regard du nombre de partis regroupés et du temps pris pour préparer la manifestation ».

Analysant la tournure des événements, DIRECT INFO écrit que « la démocratie sénégalaise traverse une phase délicate dans sa marche. (…). Autant l’opposition a tenté d’imposer sa volonté contre vents et marées, autant le pouvoir a été violent à travers ses forces de l’ordre ». Titre à la UNE du journal, « Du feu, des balles et du sang : La démocratie sénégalaise agonise ».

D’autres sujets à retenir. Dans la TRIBUNE, le ministre de  l’Economie et des  Finances annonce que tous les contrats miniers seront publiés en octobre en conformité avec l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives. Amadou Bâ l’a dit hier à la clôture d’une réunion d’informations et d’échanges avec des partenaires techniques et financiers.

D’ailleurs dans le SOLEIL, on apprend que le Sénégal a signé avec ces partenaires en question 263 conventions pour 4739 milliards de Fcfa depuis 2012.

Retenez avec le QUOTIDIEN qu’Aïda Mbodji est la première femme présidente de groupe parlementaire au Sénégal. Elle a été installée hier à la tête du groupe des Libéraux et Démocrates à l’Assemblée.

LIBERATION informe que le député socialiste Barthélémy Dias sera jugé jeudi prochain pour coups mortels dans l’affaire Ndiaga Diouf alors que les nommés Abib Dieng et Baboucar Faye sont visés pour complicité de coups et blessures volontaires, détention d’armes sans autorisation dans le cadre du même dossier.

Terminons avec l’AS qui informe que l’inauguration du tronçon de l’autoroute Diamniadio-Aibd-Sindia, prévue aujourd’hui a été reportée au lundi 24 en raison du voyage du chef de l’Etat. Le journal explique que finalement Eiffage qui réclamait 3000Fcfa pour le tarif global a revu à la baisse le montant. Pour emprunter le péage à partir de Diamniadio il faut débourser 800 Fcfa pour rallier l’Aéroport Blaise Diagne et payer la même somme pour se rendre à Sindia.
 


Samedi 15 Octobre 2016 - 09:12



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