Rewmi : Idrissa Seck aphone, Thierno Bocoum se prononce sur l’affaire Habré, la crise à Thiès et critique

On se demandait mais où est passé Idrissa Seck. Voilà Thierno Bocoum député et chargé de la communication de Rewmi qui se signale sur l’affaire du président tchadien, Hisséne Habré détenu au Sénégal depuis le 2 juillet dernier, du « manque de respect notoire vis-à-vis des députés » et la situation fort pour leur formation politique qui « vacille » à Thiès.



Rewmi : Idrissa Seck aphone, Thierno Bocoum se prononce sur l’affaire Habré, la crise à Thiès et critique


« Ce qui s’est passé à Thiès, je pense que cela n’a rien à voir avec un pouvoir qui vacille. Idrissa Seck a un pacte de fidélité avec les Thiessois et c’est une relation extrêmement forte qui dépasse même les contingences politiques. Et aujourd’hui, je ne pense pas que ce sont des moments comme cela qui doivent permettre à quiconque de dire que son pouvoir vacille à Thiès où Idrissa Seck est menacé », souligne Thierno Bocoum qui ne manque pas de se prononcer sur l’affaire Habré.

« Nous n’avons pas parlé du cas Habré. Personnellement, je pense qu’on doit faire attention. Hissène Habré quelque que soit Alpha, doit être jugé parce que le problème, c’est qu’on fasse de sorte que qu’il y ait un procès juste et équitable. Parce que s’il s’avère qu’il n’est pas coupable de tous les délits visés, il sera libéré. Que l’on soit vigilant parce qu’il y a beaucoup d’intérêts derrière. Le président du Tchad, Idriss Déby déclare un jour férié et félicite le président Sall, c’est très gauche de sa part. Il ne s’agit pas d’un règlement de comptes. Habré est un étranger qui a vécu longtemps au Sénégal, qui a bénéficié de l’hospitalité des Sénégalais. Je pense qu’on doit lui apporter beaucoup de respect dû à son rang » sur les colonnes du journal « L’Observateur » où il fustige, par ailleurs, le « manque de respect notoire vis-à-vis des députés » notamment du ministre de l’Economie et des Finances » qui « présente des décrets d’avances sans pour autant en parler aux « représentants du peuple qui doivent voter la loi des finances rectificative".

« Ce sont des choses qui ne doivent plus arriver. Il faut donner à l’Assemblée nationale sa véritable place qui est de contrôler le gouvernement.  Aujourd'hui, aucune proposition de loi n'a été votée. Je peux même dire qu'aucune proposition n'a été soumise aux députés. Ce qui est extraordianaire», tranche le rewmiste qui était l'invité des étudiants de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis autour du thème: "l'éthique et la politique" classe par ailleurs "sans suite" les lois sur les cinq (5) ans du président de l'Assemblée nationale, le suffrage direct du vote des maires et la fameuse loi sur la peine de mort du fait selon lui que "l'initiative du député n'est pas respectée  et cela pose problème".



Mercredi 17 Juillet 2013 - 16:55



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