Ricardo Faty: «Des belles filles, il y en a partout, même en Belgique»

Dimanche, c'était la journée mondiale du guide touristique. Qui de mieux que Ricardo Faty pour nous faire voyager ? L'ancien joueur d'Ajaccio et de Nantes a évolué dans six pays différents (France, Italie, Allemagne, Grèce, Belgique et Turquie). Il nous livre ses préférences.



Ricardo Faty: «Des belles filles, il y en a partout, même en Belgique»
Le pays où il fait bon vivre ?
«L’Italie. Surtout à Rome qui est une très belle ville. Les Italiens sont gentils et ouverts. La température est clémente et on y mange plutôt bien».
 
Le pays où vous avez eu le plus de mal à vous acclimater ?
«Aucun. Entre la Belgique, l’Italie, la Turquie ou la Grèce, je me suis senti comme chez moi partout. Ma facilité à m’intégrer n’importe où m’a permis de m’adapter à toutes les cultures. Si je devais en choisir un, par élimination, ce serait l’Allemagne. J’y ai vécu seulement six mois lorsque j’ai été prêté à Leverkusen (2007-janvier 2008) et ça ne s’est pas très bien passé sur le plan personnel. Mais j’y suis resté tellement peu de temps que je l’avais oublié (rires)».
 
Le pays où le Championnat est le plus relevé ?
«L’Italie. La Série A est un Championnat très intense. Chaque week-end, on joue des gros matches. Le derby contre la Lazio, c’est le plus beau. On connait tous la Juve, l’Inter ou le Milan AC mais les matches contre les équipes génoises, le Genoa et la Sampdoria, ce n’est pas une mince affaire. J’imagine que la Bundesliga est également très relevée mais, en jouant seulement deux matches, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’en rendre compte».
 
Le pays où vous vous êtes senti le mieux sur le plan footballistique ?
 
«La Turquie. Je suis à Bursa depuis six mois et ça se passe vraiment bien. C’est une culture qui me convient car je suis de confession musulmane. J’apprécie la qualité de vie, je suis titulaire indiscutable avec Bursaspor et J’enchaîne les performances solides. Même si on n’est pas très bien classés (12es sur 18), je m’épanouis dans mon métier».
Le pays où les conditions de travail sont les meilleures ?
 
«L’Allemagne. C’était vraiment le must. En arrivant là-bas, j’ai été agréablement surpris par la qualité des installations et des moyens mis en place. Tout est mis en œuvre pour que les joueurs travaillent dans les meilleures conditions possibles. Dans ce domaine-là, les Allemands ont dépassé les Italiens».
Le pays où les supporters sont les plus chaleureux ?
 
«Entre l’Italie, la Grèce et la Turquie, je peux dire que j’ai été servi. D’ailleurs, je n’emploierais pas le terme chaleureux mais plutôt celui de passionnés. Là-bas, quand les résultats sont bons, tu es presque considéré comme un Dieu vivant. Au contraire, quand l’équipe n’est pas performante, les supporters te font très vite sentir qu’ils ne sont pas contents».
 
Le pays où il est impossible de sortir dans la rue sans être reconnu ?
«La Belgique. Ça m’a d’ailleurs agréablement surpris. C’est un pays très accueillant. Les gens y sont formidables. Dans la rue, ils viennent souvent vers toi pour te dire un mot doux. Je ne suis resté qu’une saison là-bas et j’ai apprécié l’accueil des Liégeois, qui sont très chaleureux. Partout j’ai rencontré des gens d’une gentillesse incroyable. J’ai gardé des amis dans chaque pays où j’ai joué, même en Allemagne. Ma femme aussi. C’est peut-être dû à ma nature assez cool. Le feeling passe très vite avec tout le monde».  
 
Le pays où les ambiances dans les stades sont les plus chaudes ?
«La Turquie. Les ambiances y sont dingues. Surtout qu’ils sont en train de construire de nouvelles enceintes, plus grandes. Si je devais choisir un stade en particulier, ce serait celui du Fenerbahçe. Mais je n’ai pas encore joué dans celui du Besiktas. Depuis que je suis arrivé à Bursa l’été dernier, tout le monde me parle de leurs supporters. Ils vont entrer dans leur nouveau stade l’an prochain et je suis pressé de le découvrir».
Le pays où vous aimeriez retourner ?
 
«L’Italie. J’ai toujours aimé la Serie A et surtout la Roma, que je supporte depuis que je suis adolescent. Je garde un petit goût amer de mon premier passage là-bas car je n’ai pas réussi à m’y imposer. A mon âge (29 ans), je suis en pleine possession de mes moyens et je pense que c’est le Championnat qui me correspondrait le mieux».
 
Le pays où la langue est la plus compliquée ?
«Sans hésiter, la Turquie (rires). Pourtant, j’apprends facilement les langues étrangères. Je parle l’italien couramment, l’anglais aussi, j’avais des bases solides en grec mais je les ai perdues. Je suis également capable de tenir une discussion en allemand. Mais le turc, c’est vraiment très compliqué. Pourtant, je m’investis et je prends des cours mais je galère vraiment. Heureusement, au club, on a des traducteurs. Sinon, le reste du temps, on se débrouille comme on peut, souvent grâce à Google traduction. Mon fils de cinq ans, qui est à l’école internationale de Bursa, commence à parler le turc et l’anglais. Et ça, c’est une vraie fierté. C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de privilégier l’étranger, pour partager avec ma famille. D’ailleurs, je tiens à remercier ma femme qui me suis partout, accepte mes choix et m’aide beaucoup. Elle est pour beaucoup dans mon intégration rapide dans les différents pays.»
Le pays où on mange le mieux ?
«Impossible de départager l’Italie et la Turquie. En Italie, la nourriture est très raffinée, surtout dans le sud du pays. Et en plus de la qualité, il y a toujours la quantité. Ils te servent des assiettes de pâtes énormes… En Turquie, entre le poisson, la viande et les légumes frits, c’est un régal. En fait, c’est surtout la cuisine méditerranéenne qui me plait. En Grèce aussi j’ai bien mangé. J’ai de la chance d’avoir une morphologie longiligne. Je peux me permettre de bien manger, je ne prends pas de poids.»
Le pays que vous aimeriez découvrir
«L’Angleterre, pour la Premier League. Quand j’étais plus jeune, c’était vraiment un rêve. Mais avec le temps, ma carrière a fait que je me suis dirigé vers des Championnats méditerranéens. Je ne regrette absolument rien. Le Championnat anglais est le plus attractif au monde. Donc on ne sait jamais, je n’ai que 29 ans. Peut-être qu’un jour je serai amené à y atterrir. J’ai toujours aimé voyager et découvrir de nouvelles cultures. A l’école, mes matières préférées étaient les langues et l’histoire-géographie. Après, je ne sais pas si c’est pour cette raison que j’ai beaucoup bougé au fil de ma carrière. Ça s’est fait au gré des challenges qu’on m’a proposés. La Roma, à 20 ans, c’était un gros coup de cœur. J’ai toujours privilégié le challenge sportif à l’aspect financier. Quand je suis parti à l’Aris Salonique, c’est parce que le club s’intéressait à moi et que je pouvais jouer la Coupe d’Europe. J’ai foncé. Voyager, j’aime ça».
 
Le pays où les filles sont les plus mignonnes
«Des belles femmes, il y en a partout, même en Belgique (rires). Mais c’est vrai que les Italiennes sont particulièrement mignonnes car elles savent s’apprêter». 

Francefootball.fr

Lundi 22 Février 2016 - 12:24



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