Risques réels de viols et d’actes sexuels sur les enfants des sinistrés

"Des jeunes filles peuvent êtres victimes "du parkage", selon des éducateurs spécialisés



Risques réels de viols et d’actes sexuels sur les enfants des sinistrés
En 2005, beaucoup de jeunes filles ont été victimes de grossesses précoces dans les centres d’accueil des sinistrés. Pour cause, la précarité, la promiscuité, le désœuvrement et la relâche de la surveillance des parents ont eu des répercussions «fâcheuses» sur la vie et le comportement des enfants et particulièrement des adolescents. Ces derniers, goutaient ainsi à une certaine liberté avec la possibilité de passer toute la soirée avec les jeunes de son âge. Conséquences, beaucoup de jeunes filles ont fait les frais de ce «parkage» avec des grossesses non désirées, des risques de passage à l’acte et surtout beaucoup d’accusations de viols au niveau des lieux d’hébergement.

Qui sont ces personnes, en charge des enfants dans les camps des sinistrés ? Sont-elles expérimentées en termes de prise en charge des enfants en situation difficile ? Autant de questions que se sont posées des spécialistes en éducation lors d’un panel tenu au centre de sauvegarde de Pikine Guédiawaye. Cheikh Sidya Sow, Badara Ndaraw Diop entre autres se sont penchés sur la question.

Pour ces panélistes, «le plan Orsec n’inclut pas la prise en charge des enfants par des spécialistes». Pour le président de l’Association des éducateurs spécialisés du Sénégal (AESS), il urge de mettre des mécanismes de protection pratiques pour la protection des enfants en situation de vulnérabilité. «La prise en charge n’est pas qu’économique, avec la distribution des produits ou de denrées. Mais la question psychologique est importante. Car, avec ces mouvements de déplacement, un dysfonctionnement se créé. Et les enfants juridiquement ne sont pas protégés, d’où la non existence de mécanismes pour leur prise en charge», explique M. Ndiaye.

Dans le même sillage, ce dernier indique que «ceux qui prennent en charge les enfants ne sont pas des spécialistes en la matière. Il faut donc analyser sociologiquement, savoir les compétences de l’éducateur. Pour le moment, il y a négligence et les cas de grossesses précoces peuvent se multiplier ». Autre conséquence avec les adolescents, c’est de fumer du chanvre indien, vue la promiscuité et la liberté en un laps de temps.


Abdoul K. Diop (Correspondant dans la banlieue)

Lundi 17 Septembre 2012 - 18:32


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