Rwanda: Paul Kagame aurait échappé à un attentat en 2010

Joël Mutabazi, l’ancien membre de la garde présidentielle remis illégalement au Rwanda par l’Ouganda, a avoué face aux enquêteurs avoir participé à un complot visant à assassiner le président rwandais Paul Kagame en 2010, en collaboration avec Patrick Karegeya, l’ancien chef des renseignements extérieurs, assassiné le 1er janvier en Afrique du Sud. C’est ce qu’affirme le porte-parole de l’armée rwandaise, le général Joseph Nzabamwita. Cette nouvelle accusation va s’ajouter au dossier de Joël Mutabazi qui, après avoir rejeté toutes les charges qui pesaient contre lui, a finalement plaidé coupable de la quasi-totalité des accusations, dont celles d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Le procès de Joël Mutabazi doit s’ouvrir mardi 28 janvier.



Le président rwandais Paul Kagame au forum économique mondial de Davos, le 24 janvier 2014. REUTERS/Ruben Sprich
Le président rwandais Paul Kagame au forum économique mondial de Davos, le 24 janvier 2014. REUTERS/Ruben Sprich

Selon des informations révélées par le magazine Jeune Afrique et confirmées à RFI par le porte-parole de l’armée rwandaise, Joël Mutabazi aurait avoué aux enquêteurs avoir volontairement laissé le président rwandais sans protection en 2010 lors d’une excursion en bateau sur le lac Muhazi, qui borde une résidence du chef de l’Etat. Un complot qui, selon le porte-parole de l’armée, aurait impliqué Patrick Karegeya, l’ancien chef des renseignements extérieurs,  alors en exil en Afrique du Sud.
 

Mais selon une source proche du dossier, l’affaire remonterait plutôt à l’époque où Joël Mutabazi était en exil en Ouganda, soit après octobre 2011. L’ancien garde présidentiel aurait avoué avoir garanti à Patrick Karegeya être en mesure de tirer sur le bateau du président rwandais. Toujours selon cette source, Joël Mutabazi aurait ensuite assuré aux enquêteurs n’avoir jamais eu l’intention de commettre cet attentat, ni d’avoir eu la capacité de le faire, affirmant espérer uniquement soutirer de l’argent à l’ancien chef des renseignements extérieurs. Argent qu’il prétendrait ne jamais avoir reçu.

 

Joël Mutabazi aurait également admis avoir simulé une attaque contre sa maison en Ouganda pour obtenir le statut de réfugié.

Source : Rfi.fr
 



Lundi 27 Janvier 2014 - 10:19



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter