Rwanda: une trentaine de pays adhèrent aux «principes de Kigali»

Ils sont désormais une trentaine de pays, fournisseurs de casques bleus à l'ONU, à adhérer aux « principes de Kigali », une déclaration appelant à mieux protéger les civils dans les opérations de maintien de la paix. Cette initiative, lancée par le Rwanda l’an dernier, repose sur un constat d’échec : les missions de l’ONU, notamment en République démocratique du Congo ou en République centrafricaine, n’ont pas toujours été à la hauteur lorsqu’il est question de protection des civils.



Rwanda: une trentaine de pays adhèrent aux «principes de Kigali»
Lorsqu’il est menacé, un casque bleu est autorisé à se servir de son arme mais, lorsqu’un civil est en danger, ce soldat, sous mandat de l’ONU, ne peut pas toujours faire grand-chose.

C’est précisément ce que les pays signataires des « principes de Kigali » incluant une série de dix-huit recommandations, voudraient changer. A leurs yeux, les casques bleus devraient pouvoir combattre les groupes armés qui attaquent des populations civiles.

Aux termes de ces principes, les forces des Nations unies devraient pouvoir aussi intervenir beaucoup plus rapidement, c’est-à-dire avec le seul accord de leur commandant sur place. Pour l’instant, chaque contingent doit obtenir le feu vert de son gouvernement national.
Une mise en oeuvre réelle ?

Aline Leboeuf, chercheuse à l’Institut français des relations internationales, et coauteure d’une étude sur la mission Sangaris en République centrafricaine, soulève une question centrale : « Concrètement, la question est de savoir si les capitales vont accepter de perdre le contrôle de leurs forces sur le terrain. En théorie, elles l’acceptent dans les "principes de Kigali", mais est-ce qu’elles vont vraiment le mettre en œuvre ? Ce sera quelque chose à étudier », a-t-elle encore précisé.

Aux termes des « principes de Kigali », les pays contributeurs de casques bleus devraient cesser d’émettre des caveat, c’est-à-dire des « réserves », stipulant que leurs soldats ne peuvent pas combattre.
Des pays asiatiques, par exemple, gros pourvoyeurs de casques bleus, ont souvent émis de telles « réserves » qui précisent que leurs soldats ne peuvent utiliser leur arme que pour leur autodéfense.

Avec rfi.fr
 

Ousmane Demba Kane

Dimanche 15 Mai 2016 - 09:35



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