Saer Seck, président Ligue pro : «Aujourd’hui, les joueurs les mieux payés au Sénégal, touchent au tour de 300.000 FCFA»

A l'issue de la finale de la coupe de la ligue remportée dimanche, par l'AS Douanes aux dépens de Dakar Sacré Coeur (3-1), le président de la ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) Saer Seck dresse un bilan de la saison et entrevoit les perspectives pour le football professionnel.



L’As Douanes et l’Afrique
“La première chose c’est la stabilité de l’effectif de l’As Douanes. Quand on voit les équipes qui font l’Afrique depuis trois ans, ce ne sont pas les équipes qui sont championnes. Pour Diambars, on avait perdu 50% de notre effectif. Pikine également avait perdu l’essentiel de ses forces vives.
Mais, cette équipe de la Douanes, après une deuxième phase de la saison, est montée en puissance et maintenant, elle est compétitive. Si elle arrive à consolider son effectif, à le bonifier dans un ou trois secteurs, elle pourra effectivement bien figurer en Afrique”.
 
Les nombreux départs des joueurs locaux vers l’étranger
“Malheureusement, ça va être le cas pour notre équipe locale. Beaucoup de jeunes, après une saison, aspirent à partir vers d’autres cieux. Beaucoup sont déjà partis. Déjà, chez nous à Diambars,  il y en a 7 qui sont partis. C’est le gros challenge et le gros problème de l’As Douanes”.
 
Ce qu’il faut pour arrêter cette saignée
“Pour le moment, nous n’avons pas les moyens d’arrêter cette saignée. Cette saignée est d’essence économique. Il ne faut pas que nous fassions dans la langue de bois ou dans la démagogie.  Aujourd’hui, les joueurs les mieux payés au Sénégal, sont payés au tour de 300.000 francs Cfa. On leur propose 1 million même 1 million et demi au Maroc, en Tunisie, Algérie,  ou en Norvège avec des primes de 25 à 30 millions de francs Cfa. Les clubs sénégalais n’ont pas les moyens pour compétir. Les joueurs sont des jeunes pères de famille qui doivent nourrir également leurs parents. De manière objective, si c’était nos propres enfants, on leur conseillerait de partir.  Donc, on ne peut pas les retenir.
 
Maintenant, il faut que tous ensemble avec l’Etat du Sénégal à qui je lance un clin d’oeil avec les sponsors et avec le travail que nous faisons, mais aussi avec l’envie que les spectacles de ce genre se répètent pour que les sponsors acceptent de mettre leur image à côté de celle de la Ligue et du football. Je pense que c’est ainsi que peu à peu, nous pouvons résorber le gap et effectivement avoir les moyens de stabiliser nos effectifs”.
 
Sa dernière année de mandat
“Il faut d’abord consolider les acquis. Je pense qu’il y a là un gros train qui est en train de se faire. Un de mes rêves, est que le football puisse mettre des compétitions de jeunes des équipes professionnelles. Le principal actif d’une équipe professionnelle, c’est son effectif, ce sont ses joueurs. Et si malheureusement, on n’as pas de formation comme on a une saignée importante. Je pense qu’il faut que nous ayons une formation dès lors qu’on a des infrastructures qui se font avec l’Etat pour que le bâtiment puisse tenir sur des fondements solides.
 
Ça, c’est un travail et le deuxième, c’est l’amélioration économique. En ce qui concerne la Ligue, il y a quelques frémissements dont on vous fera part très bientôt. Mais, au delà de ces frémissements qu’il va falloir consolider.à côté de notre sponsor Orange avec qui, on doit bientôt recommencer à renégocier parce que c’est notre dernière année de contrat. Ce, pour essayer de passer un palier au plan économique. C’est le principe aux objectifs de la Ligue professionnelle et la lutte contre la violence aussi dans les stades. Donc, je pense que ça suffit pour une année de mandat et si on le réussit, on pourra en ce moment là faire un bilan et remettre au football professionnel notre mandat et aspirer effectivement à un bon repos”.


Lundi 3 Août 2015 - 23:39



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