Scrutin présidentiel en Guinée Equatoriale

Le président Teodoro Obiang Nguema a de fortes chances d'être réélu lors de la présidentielle de ce dimanche.



Sept candidats sont sur la ligne de départ pour la présidentielle dans ce pays hispanophone très riche en hydrocarbures et peuplé d'un million d'âmes.

Le grand favori est le président Teodoro Obiang Nguema qui est au pouvoir depuis trente-sept ans. Agé de 73 ans, il est le candidat du parti au pouvoir le Parti démocratique de Guinée-Equatoriale (PDGE) soutenu par une coalition de dix formations politiques.

Lors de la présidentielle de 2009, il l’avait emporté avec 95% des voix. Selon les observateurs, le score du scrutin de dimanche sera dans la même proportion surtout qu’aucun des six adversaires du candidat sortant n’a un réel poids politique.

Parmi ces six candidats, figurent Bonaventura Monsuy Asumu du Parti de la coalition sociale et démocrate, Carmelo Mba Bakale de l'Action populaire de Guinée-Equatoriale et Avelino Mocache Mehenga de l'Union du centre-droit. Trois candidats sans étiquette complètent la liste.

Le Front de l'opposition démocratique (FOD), une coalition regroupant les principaux partis d'opposition, a lancé depuis un mois un mot d'ordre de boycott, estimant que toutes les conditions étaient réunies pour des « fraudes » lors de la présidentielle.

Par ailleurs, la candidature d'un autre leader de l'opposition, Gabriel Nse Obiang Obono, a été rejetée parce qu'il n'a pas vécu cinq années consécutives dans le pays, comme l'exige la Constitution équato-guinéenne.

L’opposition n'occupe actuellement qu'un siège à l'Assemblée nationale et au Sénat.

A la veille du scrutin, Alfredo Okenve leader de la société civile et membre du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (Redhac) en Guinée Équatoriale a annoncé sue 120 militants de l'opposition ont été arrêté jeudi dernier dans la ville de Bata.

Joint par BBC Afrique, Alfredo Okenve a déclaré que ces personnes qui "sont membres d'un parti de l'opposition, se sont réunies à l'aéroport pour accueillir le secrétaire général de leur formation de manière pacifique. A partir de là, les forces de la sécurité ont commencé à faire des arrestations, des provocations, etc. Cela en dégénéré en une situation très délicate. Le siège de ce parti ici à Bata et même à Malabo a été occupé par la police... Nous ne sommes dans un pays où on peut parler de démocratie".

Source: BBC Afrique 



Dimanche 24 Avril 2016 - 07:25



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