Se sentant diffamés: les élèves et étudiants Bédik attraient Bessel Basse, Pape Cheikh Diallo et la TFM



Le reportage de Bessel Basse sur la communauté Bédik et surtout les commentaires qui ont suivi sa diffusion sur la Télévision Futur Média (TFM) ont du mal à passer du côté des ressortissants de cette ethnie. C'est pourquoi l’animatrice et son collègue Pape Cheikh Diallo sont poursuivis pour diffamation. Ils devront être jugés le 22 mai prochain, par le tribunal correctionnel de Dakar.
                    
Les deux animateurs, ainsi que la TFM, sont traduits en justice par l’Association des élèves et étudiants Bédik de Dakar. Les plaignants se sentent diffamés par les commentaires faits par les prévenus, après la diffusion d’un reportage sur leur communauté, dans l'émission matinale ‘’Yewuleen’’. La communauté bédik est forte d’environ 3 000 âmes, vivant dans le village de Iwol situé dans les montagnes de Kédougou.
 
Ils résultent des éléments de la citation, qu’après la diffusion du reportage, les deux animateurs se sont laissés aller à des commentaires jugés désobligeants. Selon toujours la citation, Bessel Bass a déclaré à la télévision que pour qu'une femme bedik puisse se marier, elle doit impérativement avoir cinq enfants.
 
L'animatrice avait même expliqué les conditions de la procréation de ces enfants, en déclarant : ‘’A chaque mois d’avril, les hommes partent en initiation. A leur retour, les femmes en âge de mariage sont installées dans une case où les initiés les rejoignent pour s’accoupler, sans distinction des liens de parenté.’’
 
Les ressortissants du village reprochent à Pape Cheikh Diallo d’avoir dit sur le même plateau : ‘’C’est une bonne chose. Si vous ne me voyez plus, sachez que je suis parti chez les Bédiks’’. Même le ministre de la Culture avait fustigé la diffusion du reportage, en le qualifiant ‘’d’insulte’’. Aboul Aziz Mbaye, repris par plusieurs sites d’informations, avait soutenu : ‘’Au Sénégal, la question de la minorité ethnique est très sensible. Chaque ethnie à son défenseur. On ne peut pas parler d’un sujet qu’on ignore.’’ Il s'était ensuite engagé à ‘’restaurer l'honneur de cette ethnie’’.
 
Loin s’en faut, cet engagement du ministre n’a pas tempéré la colère de certains élèves et étudiants bédiks de Dakar. Leur association a choisi la voie judiciaire, en constituant Me Henry Valentin Gomis comme conseil. Elle réclame la somme de 500 millions pour laver l’honneur de leur communauté.


Vendredi 9 Mai 2014 - 14:08



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