Secrétariat général: Aïssata Tall Sall, ce « cobaye » pour un nouveau PS



Même si la procédure est cette fois-ci mal partie selon la mairesse de Podor qui note des « irrégularités, manquements, curiosités, un processus entaché, le secret de vote outrancièrement violé, excès de voix ». Pis, « c’est vrai qu’on n’a pas eu de campagne électorale, nous avons arrêté la liste des candidats le 21 mai, on était mercredi et dès le samedi le vote a commencé. Pensez-vous raisonnablement qu’entre mercredi et samedi, qu’on a pu faire une bonne campagne électorale dans 138 coordinations disséminés dans tout le Sénégal, non ».


Mais ce qui demeure constant chez l’adversaire d’Ousmane Tanor Dieng, c’est  qu’ « il ne faut pas avoir peur que les idées se confrontent, s’entrechoquent ». N’est-ce pas là, « la finalité d’un Congrès, de pouvoir entre camarades de façon sincère et honnête, engager les discussions sur les engagements du parti, l’opportunité pour nous d’être encore dans la coalition au pouvoir ou d’en sortir, sur notre identité de socialistes, sur comment nous voulons aller pour gérer ensemble ce pays ».

 
En effet, au-delà « du secrétaire général, la finalité du congrès , c’est bien cela : Engager un débat » car « la confrontation des idées est le moteur de la vie en politique donc je crois qu’il ne faut pas avoir peur de ce débat ». L’essentiel étant clame-t-elle que « cela soit dit de la façon la plus sincère et dans le seul but de servir le PS ». Un parti auquel « il faut accorder des circonstances extrêmement atténuantes ». Dans la mesure où, « c’est la première fois que nous nous consacrons à un exercice du genre. Ce sont des choses que jusque-là nous n’avons pas connu. C’est tout à fait normal que pour la première fois qu’on se cherche un peu. C’est devant les difficultés parce que nous sommes dans le processus que nous pouvons corriger pour l’avenir et pour le futur ».
 

Forte de ce fait, Aïssata Tall Sall qui, expliquant sa candidature par le fait qu’elle a quelque chose à offrir et donc loin d’avoir jeté l’éponge  contre Ousmane Tanor Dieng, se dit même prête à «engager un débat avec son adversaire, « comme dans les grandes démocraties » ; « ce débat est nécessaire, il est même indispensable » pour faciliter la tâche aux militants sur le choix « entre untel et untel, sur nos idées, notre programme, sur l’ambition que nous portons ».
 

«Voilà ce dont il est question. J’ai posé ma candidature parce que je pense que je peux apporter  quelque chose et comme la première fois, on est toujours une sorte de cobaye, j’accepte, d’être le cobaye pourvu qu’on puisse améliorer notre processus pour que ce qu’on n’a pas pu faire maintenant qu’on puisse le faire après et de la façon la plus naturelle et la plus normale », conclut cette dernière.


Mercredi 28 Mai 2014 - 00:00



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