Sécurité au Mali : à Bamako, on veut plus que des « effets d’annonce »

Une semaine après l'attaque terroriste de l'hôtel Radisson Blu, la vie reprend progressivement son cours à Bamako. Mais rien ne sera plus vraiment comme avant. La capitale est une cible, et l’État doit désormais faire face à ses manquements en termes de sécurité. Reportage.



Sécurité au Mali : à Bamako, on veut plus que des « effets d’annonce »
Une semaine après le vendredi noir qu’a connu la capitale malienne, la ville a pleuré et enterré ses morts. Vingt-deux personnes, dont les deux assaillants, ont été tuées dans l’attaque terroriste qui a visé l’hôtel Radisson Blu, le vendredi 20 novembre. La semaine suivante a été marquée par des cérémonies, au cours desquelles les habitants ont salué leurs héros. Parmi eux, ces deux gardiens de sécurité, Moussa Konaté et Abdoulaye Magassa, armés de simples pétoires – et payés moins de 100 000 F CFA par mois – qui sont tombés sous les balles des fusils d’assaut AK-47 des deux assaillants dès leur entrée dans le hall de l’hôtel. Tout comme Moussa Sangaré, gendarme âgé de 22 ans, victime des djihadistes durant l’assaut des forces de l’ordre.
La réouverture de l’établissement se fera le plus rapidement possible, « pour montrer à ceux qui sont à l’origine de cette tragédie que nous allons rester forts », a martelé Cessé Komé, le propriétaire de l’hôtel, devant la presse. Si la semaine a été rythmée par les cérémonies funéraires et les hommages, Bamako a très vite repris ses habitudes. La ville fourmille toujours, les commerces sont ouverts, les vendeurs ambulants se faufilent dans les gaz d’échappement, profitant des embouteillages aux carrefours pour vendre leurs produits.
source:jeune Afrique
 

Dior Niang

Vendredi 27 Novembre 2015 - 14:55



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