Semaine Sainte : Trois méditations pour le Triduum Pascal

A la veille du début du Triduum Pascal, les trois jours les plus sacrés pour les chrétiens (Jeudi Saint, Vendredi Saint et Samedi), nous vous proposons trois méditations entièrement rédigées par le Père Bruno Favero, Supérieur de la délégation du Sénégal et Guinée Bissau des Oblats de Marie Immaculée.



Semaine Sainte : Trois méditations pour le Triduum Pascal
Le Père Bruno écrit : « Si le jeudi saint anticipe le mystère du vendredi, c’est que Jésus est conscient du don qu’il était en train de nous faire. Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang ! En faisant circuler le pain et la coupe parmi ses disciples, Jésus commence à éprouver les souffrances de sa passion, comme si les dents de ses disciples étaient en train de manger sa chair. Jésus comprend l’angoisse de la mort, et la mort sur la croix, une mort douloureuse, déshonorante,  une agonie lente et pénible.  C’est le même Corps qui circule entre les mains des apôtres, c’est le même Sang qui remplit la coupe, c’est le même sacrifice qui s’accomplit par anticipation en ce jeudi saint, unique de l’histoire ».
 
Il ajoute ensuite dans sa méditation pour le Vendredi Saint : « Jésus perd tout, son humanité, car il meurt sur la croix comme un malfaiteur, sa divinité car il s’est fait péché pour nous affranchir du péché ; il perd le Père « Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » ; il offre sa Mère : « Femme voici ton Fils ». A Jésus rien ne reste, seulement la douleur d’une agonie tragique. Voilà le comble de la miséricorde, le sommet de la bonté divine qui est capable de tout perdre pour les hommes ».
 
Enfin, dans sa méditation pour le Samedi Saint et le jour de Pâques, intitulée « une irrésistible nostalgie de nouveauté », le Supérieur de la délégation des OMI du Sénégal et de la Guinée Bissau exprime sa conviction qu’une irrésistible nostalgie de nouveauté est en train de se frayer un chemin en lui et en tous ceux qui croient encore en quelque chose.

Et ce, devant les scenarios apocalyptiques de notre monde, devant la plus grande confusion des idées qui nous serre de tous côtés, face à la crise de la vérité qui semble tout emporter, face au non-sens de tout. « N’est pas là, interroge-t-il, le sens profond de Pâques, depuis que le Fils de l’Homme est passé par la Croix pour arriver à la vie nouvelle. N’est pas là la nouveauté qui peut encore défier les siècles de notre histoire et que nous invite à un regard émerveillé, serein, simple et complice en voyant la vie qui vainc la mort, expérimentant une résurrection possible à chaque fois que les messieurs de la mort souillent avec leurs armes stupides des vies innocentes dans les camps de guerre d’hier et d’aujourd’hui ? ».
 
 

seneglise.sn

Vendredi 25 Mars 2016 - 12:44



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