Séminaire d'évaluation: Quand les leaders politiques snobent le M23



Séminaire d'évaluation: Quand les leaders politiques snobent le M23
Les hommes politiques veulent-ils tuer le Mouvement du 23 après l’avoir utilisé avec succès contre le régime du président, Abdoulaye Wade ? On est tenté de donner une réponse affirmative à la lumière du séminaire d’évaluation organisé samedi dernier à Dakar. Les leaders de l’opposition ne se sont pas bousculés à l’hôtel Ngor Diarama comme ils avaient l’habitude de le faire au plus fort de la crise entre le pouvoir de Wade et l’opposition d’alors.

Le Mouvement du 23 juin ne fait manifestement plus courir les politiques. Aucun des 13 candidats qui avaient défendu les couleurs de l’opposition n’a fait le déplacement. Pourtant, la dernière grande manifestement organisée par l’opposition en février dernier dans ce même hôtel avait vu la présence de tous les ténors de la lutte contre le régime de Wade. Chaque leader voulait prendre la parole pour s’adresser au monde. Cette période semble être révolue. La victoire contre Wade explique-t-elle la faible mobilisation des leaders qui ont combattu le régime libéral ? En tout cas, les personnalités de la société civile ont remporté le palme de la mobilisation. Alioune Tine, Penda Mbow, Mame Adama Guèye et d’autres leaders qui se réclament de la société civile n’ont pas eu des difficultés pour organiser leur présidium. Amath Dansokho, du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), Abdoulaye Bathily de la Ligue démocratique (Ld), Mor Ngom de l’Alliance pour la République (Apr) et d’autres responsables de partis ont tenté de sauver l’honneur en participant aux travaux.

Même si au terme des travaux, tous les responsables ont appelé au maintien du mouvement qui doit, selon eux être une structure de veille et d’alerte, la question de la survie du M23 va manifestement se poser. Les partisans de la mort du mouvement semblent avoir une alliée, la presse. Les médias jouaient leur partition lors des manifestations du M 23. Il suffisait d’une petite annonce pour voir une mobilisation de la presse nationale et internationale. Mais ces temps semblent être révolus. Seuls quelques journalistes ont assisté à l’ouverture des travaux du M 23. D’où la nécessité pour M. Tine et ses camarades de relever le pari de la remobilisation des troupes.

ISSA NDIAYE

ISSA NDIAYE

Lundi 30 Avril 2012 - 08:41



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