Sénégal-CUSEMS-Education : rétention des notes à la place des grèves

Le CUSEMS lance son troisième plan d’actions, ce lundi 26 janvier 2009. A la place des grèves et débrayages, il a, cette fois-ci, opté pour la rétention des notes du 1er semestre. Le Cadre Unitaire des Syndicats de l’Enseignement du Moyen et du Secondaire (CUSEMS) a annoncé cette option lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 23 janvier 2009.



Sénégal-CUSEMS-Education : rétention des notes à la place des grèves
L’enseignement moyen et secondaire n’a pas encore fini avec les bouleversements. Le Cadre Unitaire des Syndicats de l’Enseignement du Moyen et du Secondaire (CUSEMS) a, après deux plans d’actions composés de débrayages et grèves, décidé de retenir une bonne fois les notes des élèves jusqu’à ce que l’Etat respecte ses engagements. En effet, le directoire du CUSEMS a opté pour la rétention des notes du 1er semestre pour faire agir l’Etat. Cette décision va être exécutée par les syndicats membres dans le cadre d’un troisième plan d’actions. C’est lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à Dakar que l’annonce a été faite.

Les responsables du CUSEMS n’ont pas varié dans leurs revendications. Le payement des indemnités de déplacements et de correction des copies du BFEM et du BAC, la matérialisation immédiate du projet de reclassement universel des contractuels, entre autres.
Le porte-parole du CUSEMS et secrétaire général du Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (SAEMSS), Mbaye Fall a martelé que «la pression sera maintenue tant que les indemnités ne seront pas payées intégralement sur l’étendue du territoire national». Et de souligner : «le payement des indemnités a commencé dans certaines régions mais n’est pas effectif partout, ni pour tous les ayants droit».

Le Coordonnateur du CUSEMS et leader du Syndicat National des Enseignants du Moyen et du Secondaire (SNEMS), Mamadou Mbodj est, quant à lui, revenu sur les raisons de cette option. «Notre credo est le travail bien fait et la lutte acharnée. Ainsi pour ne pas sacrifier les élèves qui sont nos enfants, nous avons pensé à une forme de lutte qui maintient la qualité de l’éducation», a-t-il indiqué. Cependant, a ajouté Mamadou Mbodj, "le gouvernement a une part de responsabilité dans ce mouvement car le Premier ministre avait donné des instructions au Ministère de l’Economie et des Finances mais celui-ci tarde à s’exécuter».

Le coordonnateur du CUSEMS a fait savoir que «la lutte sera reprise ou poursuivie si le gouvernement venait à verser dans le dilatoire ou dans la lenteur bureaucratique en ce qui concerne la mise en œuvre du reste des accords signés».

Sur les menaces proférées par le ministre de l’Education, Kalidou Diallo, le porte-parole du CUSEMS a rétorqué que «c’est un acte irresponsable. Néanmoins si elles sont mises en exécution, nous allons riposter de la dure manière. Il saura de quel bois nous nous chauffons !», a fulminé Mbaye Fall Leye.

Ndèye Maty Diagne (Stagiaire)

Vendredi 23 Janvier 2009 - 16:39


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