Sénégal-Produits halieutiques : l’Afrique de l’ouest face au défi de la qualité

Le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Bénin et la Sierra Léone renforcent leurs capacités en matière de commercialisation de leurs produits halieutiques. Un atelier sous régional est ouvert à cet effet à Dakar ce lundi 16 mars. C’est un projet financé par le Fonds pour l’Application des Normes et le Développement du Commerce (FANDC) de l’Organisation Mondiale du Commerce avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), pour un montant de 46 9000dollars US.



Retour de peche, Casamance, Sénégal (Photo:lafiba.org)
Retour de peche, Casamance, Sénégal (Photo:lafiba.org)
La FAO apporte son soutien aux pays de l’Afrique. En collaboration avec le Fonds pour l’Application des Normes et le Développement du Commerce (FANDC), elle a initié un atelier de six jours (lundi 16 mars au 21mars 2009), à l’intention du Sénégal, de la Gambie, de la Mauritanie, du Bénin et de la Sierra Léone. Ce, pour leur permettre de répondre aux exigences sanitaires de mise sur le marché international des produits de la pêche en ce qui concerne la préparation, le traitement de conservation, le conditionnement d’étiquetage, l’éco labellisation et la commercialisation. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet régional sur le renforcement des capacités permettant d’améliorer les résultaTs commerciaux de certains pays africains. Le coût du projet est estimé à 46 9000dollars US, sur une durée de 24mois.


Selon le représentant de la FAO et organisateur de cet atelier, Amadou Ouattara «la pêche joue un rôle prépondérant dans le développement économique et social des pays cibles du projet. Elle génère de nombreux emplois, fournit des protéines d’origine animale aux populations et apporte des devises à travers les exportations des produits halieutiques» a-t-il fait savoir. Cependant, a-t-il indiqué «les produits de la pêche exportés par les pays en développement peuvent présenter des risques sanitaires pour le consommateur des pays importateurs. Les pays en développement exportateurs des produits de la pêche doivent relever «le défi de la qualité» pour accéder aux marchés des pays industrialisés. Ceux-ci deviennent de plus en plus exigeants et rigoureux en matière de respect des normes sanitaires et commerciales» a-t-il précisé. Ainsi, à travers ce séminaire, «les acteurs vont donner les éléments constitutifs d’une réponse adaptée et adéquate, entre autres, aux exigences internationales notamment européennes en matière de sécurité sanitaire des produits alimentaires d’origine halieutique selon le représentant de la FAO.

Pour le secrétaire général du ministère de la pêche, Saliou Rama Ka, venu représenter son ministre de tutelle «l’accompagnement technique de la FAO à travers ce projet, devrait permettre à nos pays de pénétrer le marché international de distribution des produits de la pêche». Mais, a-t-il souligné : «cela suppose qu’au préalable que nos outils de production soient conformes aux normes sanitaires internationales en terme de préparation, de traitement, de conservation, de conditionnement, d’étiquetage et de commercialisation des produits de la pêche».


Ndéye Maty Diagne (stagiaire)

Lundi 16 Mars 2009 - 18:19



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