Sénégal-Tatouage : un effet de mode générateur d’emplois

Le tatouage est dans l’air des temps. Nombre de jeunes filles et garçons s’adonnent à cette pratique par vice ou simplement pour être à la mode. Par conséquent elle commence à devenir un vrai métier. En effet, il y a des jeunes qui n’ont pour spécialité que le tatouage. Ils y gagnent leur vie et apprennent le métier à d’autres. Pressafrik.com vous fait découvrir ce nouveau métier.



Sénégal-Tatouage : un effet de mode générateur d’emplois
Des mains et des pieds soigneusement dessinés, des motifs qui donnent une idée de l’habileté du dessinateur, des personnes qui affichent leur tatouage pour montrer qu’ils sont in, voilà en somme l’image qui s’offre dans les rues de Dakar de nos jours. Le tatouage est devenu à la fois une mode et une activité génératrice de revenus. Les spécialistes, conscients de la place qu’occupe présentement le tatouage dans nos sociétés se font remarquer par des stratégies aussi nombreuses que diverses.

Au Marché HLM 5 les «tatoueurs» rivalisent. Chacun à sa manière d’attirer la clientèle. Certains jeunes circulent dans le marché en exhibant des photos de modèles de tatouages. D’autres, les mains vides proposent leurs services par de petits mots qu’ils sifflent à l’oreille des personnes qu’ils ciblent au hasard. «Tatouage? Viens, suis moi je vais te faire un joli tatouage» chuchote un jeune garçon, la trentaine environ juste on moment où nous nous sommes rapprochés de lui pour avoir une nette idée de ce qu’il dit aux personnes dans le marché. «C’est plus discret et c’est bien d’aller vers la personne pour la convaincre. Dès fois cela fait penser au client que nous lui prêtons une attention particulière ce qui va le pousser à accepter nos services» explique-t-il.

Au marché HLM 5, au niveau du centre commercial Elisabeth Diouf précisément, un atelier de tatouage se trouve au premier étage. Une affiche publicitaire à laquelle les passionnés ne pourront certainement pas résister titille l'envie des potentiels clients. Des photos de mains, de pieds, de bras, de dos aux lignes fines, soigneusement tatouées avec une adresse complète en bas indique le lieu où se trouve le spécialiste en tatouage, Fallou Séne. A force de le pratiquer il en est devenu un spécialiste. A cause de son savoir-faire et de son ancienneté dans la pratique ses clients et les personnes qui l’ont connu grâce à son métier ont fini par lui donner un nom qui renvoie directement à son métier. «Fallou Tatou», voilà comment ils l’appellent.


D’imposantes peintures (des dessins de personnes dont les mains et les pieds sont tatoués) qui illustrent son métier font le décor de l’atelier.

On trouve sur place une dame d’une quarantaine d’années qui se fait tatouer les ongles par Mbaye Lô pour un prix de 3000fr Cfa. Ce petit frère de «Fallou Tatou», nous montre un album plein de motifs de tatouages. Mbaye qui soutient n’avoir pas l’habitude de parler à la presse demande que l’on attende son frère et patron de l’atelier, Fallou Séne. Plus de la trentaine de berges, vêtu d’un ensemble en batik rouge-bordeaux et noire, «Fallou Tatou», commence par nous raconter comment il a embrassé ce métier.

Ses débuts dans ce metier.

«J’ai appris ce metier au Tchad vers les années 96-97. J’étais allé là-bas pour faire du commerce. J’habitais avec une dame tchadienne qui faisait ce metier et qui me l’a appris. A mon retour vers 2001-2002 au Sénégal, j’ai décidé de faire du tatouage un métier» soutient-il. Apparemment très passionné par ce travail Fallou Séne ne s’en arrête pas là. Il propage le métier en l’apprenant à d’autres personnes. Il poursuit : «je l‘ai appris à mon tour à trois de mes frères dont l’un est en Gambie et s’affaire dans ce métier. Mais aussi, à huit autres personnes. C’est un metier que je trouve intéressant. Toutefois, il ne date pas d’aujourd’hui. Il est vieux de plusieurs siècles».

L’origine du produit

«Nous utilisons du henné. On mélange le henné sénégalais avec du «mahlabiya» (pur henné venu d’Arabie saoudite) afin d’avoir une couleur rouge vive ou noire selon le mélange, le produit peut résister pendant plusieurs semaines voir quatre mois» explique «Fallou Tatou». Tout heureux de révéler ses talents, il nous apprend qu’ «il y’a un fixateur qui assure la durée du produit et la quantité dépend aussi des types de peaux. C’est ce mélange que l’on met dans des stylos pour effectuer des dessins. Les motifs les plus utilisés, nous viennent du TCHAD n’empêche que nous innovons de temps en temps».

Le tatouage, un effet de mode

Ce spécialiste de tatouage ne se plaint pas. Grâce à son métier, il arrive à côtoyer des stars dont certains seraient tentés de faire des sacrifices pour les voir. «J’ai eu à tatouer pas mal de célébrités, vous pouvez le voir su ces photos. Il y a Tapha Gueye (lutteur), El Hadji Diouf et Kalidou Fadiga (footballeurs). Il y a bien d’autres stars qui viennent se faire tatouer chez moi comme Viviane Ndour (chanteuse). Outres ces gens, je reçois des étrangers d’origines africaine, occidentale et américaine» s’exclame Fallou. Le tatouage est une activité lucrative. Son chiffre d’affaire peut atteindre 200 000Fr cfa en période de fête, confie-t-il. Fallou a trois employés dont chacun reçoit une paie quotidienne de 5000F cfa.

Il nous fait savoir que l’on peut tatouer tout le corps (le long du bras, les pieds, la poitrine, le dos, le bas du dos, les ongles), «à l’exception du sexe que je ne ferai jamais parce que je suis un musulman et étant un croyant pratiquant jamais je ne me prêterais à cela » précise-t-il.



Ndéye maty Diagne (stagiaire)

Samedi 24 Janvier 2009 - 14:43




1.Posté par jean pierre le 17/03/2009 23:25
bonjour pourriez vous me donnez votre adresse ou vous ete a dakard cordialement

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter