Sénégal-après la pénurie : le gaz à compte goutte

Pendant près d’une semaine, il n’y a pas de gaz butane à Dakar et ses environs. La pénurie s’est déclarée dès l’annonce de la baisse de 12 produits de consommation courante. Ce mardi à la station sise au rond-point Liberté 6, le premier camion rempli de gaz a fait une apparition. Il a, aussitôt, été pris d’assaut. Le prix des bouteilles de gaz n’ont pas du tout varié. Les ménagères rouspètent et dénoncent le favoritisme dans la vente de ce produit en raréfaction.



Le seul camion de gaz assailli par des clients
Le seul camion de gaz assailli par des clients
Le gaz butane s’est fait désirer à Dakar et ses environs. Pendant près d’une semaine, les ménages broient du noir et remuent ciel et terre pour trouver ce produit. C’est ce mardi que le gaz butane de 6kg a commencé à réapparaître dans la circulation. En effet c’est aux environs de 12 heures que le premier camion de gaz s’est pointé au dépôt situé au rond-point liberté 6. La pollution, associée à l’odeur du carburant, l’unique station d’essence dans les parages ne désemplie pourtant pas.

Les riverains de liberté 6 (quartier situé dans la périphérie de Dakar) et ses environs ont afflué en masse sur les lieux dès que la nouvelle a été sue. Cela a, ainsi, causé un embouteillage humain monstrueux dans cette station. Le camion rempli de gaz a eu toutes les peines du monde pour se frayer du chemin.

Coumba, la soixantaine révolue est de la partie malgré son âge avancé. Elle est assise sur son bonbonne de gaz chargé attendant son fils. «Pour le moment, le prix n’a pas encore connu de baisse, j’ai acheté la bouteille de gaz à 2500 francs CFA », a révélé la septuagénaire.

Le gaz fait, cependant, partie des 12 produits de base dont le ministre du Commerce avait annoncé la baisse de leurs prix. «Les prix du gaz butane n’ont pas changé. Nous avons reçu, de notre patron, des consignes strictes nous disant de maintenir les prix», indiqué khadim Guèye, un vendeur perché du haut du camion. Il a ajouté que «pour ce qui est des charretiers qui rechargent et revendent les bouteilles de gaz dans les quartiers périphériques à des prix anormaux, le patron leur a demandé de rester pour le moment dans l’enceinte de la station.

En plus du prix qui n’a pas connu de baisse contrairement à ce qu’avait dit les autorités, les clients ont déploré le favoritisme en cours dans le dépôt. «Ici si tu n’a pas de connaissances tu n’a pas de chance. Moi, je suis ici depuis ce matin et depuis lors les charretiers ne vendent qu’à leurs connaissances ou aux jeunes filles», a martelé Marième Diop, une dame qui a, certainement, la soixantaine.

Papa Mamadou Diéry Diallo (Stagiaire)

Mardi 13 Janvier 2009 - 18:51



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