Sénégal: l’AFD investit pour la modernisation et la recapitalisation de la SENELEC

Le Ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé ce lundi 22 décembre une convention de financement de 20 milliards de francs Cfa. Cet accord est destiné au redressement du secteur de l’énergie confronté à une crise sans précédent.



Société d'électricité, Sénégal
Société d'électricité, Sénégal
Le Sénégal connaît depuis quelques temps une crise du secteur énergétique. Les effets pour le sous-secteur de l’électricité ont été durement ressentis par la SENELEC et les ménages. De l’avis de Jean Christophe Ruffin, ambassadeur de la France au Sénégal, la crise du secteur de l’électricité au Sénégal trouve son origine, entre autres,dans le retard dans les investissements face à une demande des ménages et des entreprises en augmentation, dans les installations de production vétustes fonctionnant à base de produits pétroliers et dans le déséquilibre financier du secteur avec la dégradation des comptes de la SENELEC ».

En effet, c’est au terme de ces observations en plus du plan de redressement du secteur de l’énergie élaboré par le Sénégal que l’AFD en coordination avec la Banque Mondiale a tenu a accordé un prêt de 30 millions d’euros au pays de la Téranga. Grâce à ce soutien, la France espère voir la recapitalisation de la SENELEC avoir un impact positif sur sa trésorerie et réduire les coupures d’électricité.

Pour sa part, le ministre d’Etat Abdoulaye Diop a dit que cet accord de prêt entre L’AFD et le Ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal va permettre « la recapitalisation de la SENELEC sur la période 2007-2009 afin de lui permettre de retrouver l’équilibre financier et les ratios de gestion standards d’ici 2009, la restructuration de la dette à court terme en une dette de maturité plus longue.
Les 20 milliards doivent aussi permettre la mise en œuvre d’un plan de réduction des cours de production de la SENELEC et la diversification des sources d’énergie du Sénégal ». Ce, à travers le développement d’ouvrages électriques régionaux, le développement de la filière thermique ainsi que le renforcement du sous-secteur des énergies nouvelles et renouvelables.

Et Jean Christophe Ruffin de dire que « c’est un prêt à des conditions très favorables, d’une durée de 25 ans et à 1% de taux d’intérêt. Il sera intégralement renversé à la SENELEC sous forme d’augmentation de capital ».


Awa DIEDHIOU

Lundi 22 Décembre 2008 - 17:03



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