Sénégambie-Liaison Nord et Sud: Vers une passerelle pour la libre circulation



Bac trans-gambien
Bac trans-gambien
 Le corridor de transport routier transgambien constitue une passerelle stratégique et économique reliant le Nord et le Sud de la Gambie et du Sénégal et par ricochet, l’ensemble des pays de la CEDEAO notamment dans la partie du corridor qui s’étend de Dakar à Lagos. Ainsi, il favorise de manière considérable l’intégration régionale et s’inscrit en droite ligne dans les priorités de la Banque en matière de développement de l’infrastructure et de l’intégration régionale tels que contenus dans la Stratégie à moyen terme (SMT 2008-2012) et les piliers 2 et 3 du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) pour l’Afrique de l’Ouest. Compte tenu de son envergure, de sa complexité et du fait que ses différentes composantes ne seront pas prêtes en même temps, le projet sera exécuté en deux phases. La Phase I, objet du présent rapport d’évaluation, porte sur la construction du pont transgambien et deux (2) guichets uniques transfrontaliers (PFJ) alors que la Phase II porte sur la réhabilitation des 137 km de routes entre Senoba et Ziguinchor au Sénégal et la consolidation du revêtement des 24 km de routes comprises entre Farafenni et Senoba en Gambie.


Le coût global de la Phase I du projet, y compris les contributions des deux pays, s’élève à 67,36 millions d’UC. Le projet sera financé conjointement par le Groupe de la Banque (à hauteur de 99,07%), le Gouvernement de Gambie (0,24%) et le Gouvernement du Sénégal (0,69%). Le projet sera réalisé sur une période de cinq ans (2012-2017). La construction du pont favorisera la libre circulation entre le nord et le sud de la Gambie et du Sénégal. Ainsi, le projet contribuera à réduire la durée des voyages, à accroitre les échanges commerciaux et à renforcer la cohésion entre des communautés qui jadis étaient isolées les unes des autres. Le projet facilitera l’acheminement des produits agricoles vers les marchés, permettant ainsi de réduire les pertes agricoles après la récolte et de promouvoir les activités socio-économiques. Selon le document parvenu à Pressafrik .com, la circulation interétatique le long du corridor rencontre de nombreux obstacles, notamment les mauvaises conditions routières et l’absence d’un point de passage fixe et sûr de la rivière Gambie (à Yalitenda), traversée actuellement assurée par un bac transbordeur. Il existe d’autres défis auxquels il faut faire face, notamment des obstacles immatériels comme les nombreux postes de contrôle, de longues et coûteuses procédures douanières et le manque d’installations adaptées à la frontière.


Ces obstacles ont pour conséquence le ralentissement de l’acheminement du fret, conduisant à des coûts de transaction élevés qui entravent le commerce national et régional. Le coût total du projet, y compris les contributions des gouvernements, s’élève à 67,36 millions d’UC (75,02 millions d’euros). Cette estimation se base sur les études de conception détaillée relatives au projet ainsi que sur les normes internationales et coûts unitaires moyens des travaux et services. Le projet proposé sera financé par le FAD et les deux gouvernements participants. Et conformément à la politique de la Banque sur les dépenses admissible au financement du Groupe de la Banque et aux Paramètres de financement pays pour la Gambie, le FAD pourra financer jusqu’à 100 % des composantes et la contribution totale du FAD au projet multinational devrait s’élever à 66,73 millions d’UC.


Vendredi 27 Juin 2014 - 16:23



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