Serigne Mbaye Thiam : «Le chef de l’Etat est satisfait de… »

Il n’y a pas de raisons pour que les enseignants poursuivent leur grève. C’est la conviction de Serigne Mbaye Thiam. Le ministre de l’Education nationale, dans un entretien accordé à l’Observateur, met en garde contre toutes velléités de prendre l’Ecole sénégalaise en otage.



Serigne Mbaye Thiam : «Le chef de l’Etat est satisfait de… »
Serigne Baye Thiam soutient que son ministère fait tout ce qui est en son pouvoir pour garantir la bonne marche du secteur de l’Education. Et le ministre de l’Education nationale pense que le discours du chef de l’Etat lors de la fête du Travail constitue un baromètre pour évaluer son travail.
 
 «Nous sommes dans un Etat organisé avec des règles de fonctionnement précises basées sur le respect de l’exécution des décisions de l’autorité. Et c’est à l’Autorité d’apprécier si ses décisions ont été respectées. Par ses propos tenus le 1er mai, le chef de l’Etat a montré qu’il est satisfait de la façon dont le Gouvernement prend en charge ses décisions», déclare-t-il.

Concernant la situation dans laquelle est plongée le secteur qu’il dirige, M. Thiam affirme : «Il est impensable que l’Etat prenne en otage l’Ecole. Il n’est dans l’intérêt de personne de prendre l’Ecole en otage, encore moins du gouvernement. Comment peut-on investir r autant de ressources financières et humaines et travailler à la destruction de l’Education sénégalaise ? Nous nous étions engagés, lors des Assises nationales pour la refondation du système éducatif  et la mobilisation de la communauté autour de l’Ecole, il est temps de procéder à une introspection et de faire la part des choses tout en ayant en repérage, l’avenir de nos enfants».

Et sur un ton plus ferme,  il a mis en garde contre toute entorse consciente de la marche de l’école : «A la décharge des élèves ; il faut reconnaitre que depuis de nombreuses années, il n’y a pas eu de perturbations majeures venant de d’eux. Maintenant si des forces ont pour objectif de prendre en otage l’Ecole, ils trouveront l’Etat en face d’elles».

Ousmane Demba Kane

Mardi 10 Mai 2016 - 09:06



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