Sexus Berlusconus



Silvio Berlusconi défraie une nouvelle fois la chronique en raison de ses frasques sexuelles
Silvio Berlusconi défraie une nouvelle fois la chronique en raison de ses frasques sexuelles
Silvio Berlusconi n'a jamais fait mystère de sa passion pour le sexe faible. Rares sont les hommes d'État à qui il n'a pas raconté ses succès de latin lover sans jamais lésiner sur les détails les plus scabreux. François Mitterrand et Jacques Chirac eurent ainsi droit à des confidences dignes d'une salle de garde. Aujourd'hui, le président du Conseil italien est rattrapé par une de ses aventures, l'affaire Ruby, qui agite toute l'Italie.

Cette jeune Marocaine au passé agité et mineure au moment des faits a participé au désormais fameux bunga bunga avec Berlusconi. Lorsqu'elle est arrêtée pour vol, le Cavaliere comprend que Ruby est une bombe à retardement si elle raconte ce qu'elle sait. Afin de la soustraire à la justice, il téléphone lui-même au commissariat et la fait passer pour une parente du président Moubarak afin qu'elle soit relâchée. Mais l'abus de pouvoir est démasqué.

Infidélités à répétition

Berlusconi et les femmes, l'histoire est vieille. Marié très jeune à Carla dall'Oglio, le Cavaliere tombe sous le charme de Veronica Lario en 1980, alors qu'elle joue un rôle dénudé dans Le cocu magnifique sur la scène d'un théâtre milanais. Il en fera sa seconde épouse. Son entrée en politique en 1994 marque un tournant dans sa vie de couple. On lui prête de nombreuses maîtresses mais les rumeurs restent limitées au petit monde de la politique.

Les frasques du président du Conseil deviennent pour la première fois publiques lorsque ce dernier flirte ouvertement avec Mara Carfagna, ex-playmate de calendrier de camionneur devenue depuis ministre de la Condition féminine, et Aida Yespica, sexy show-girl vénézuélienne. L'épisode provoque les foudres de Veronica Lario qui, dans une lettre ouverte publiée par la presse, exige des excuses de son mari et révèle l'étendue de ses infidélités.

Bijoux en forme de tortue

Quelques mois plus tard, un paparazzi surprend le président du Conseil dans le jardin de sa villa en Sardaigne en tendres effusions avec... cinq jeunes femmes appartenant au vivier des aspirantes starlettes de ses télévisions. Les révélations commencent alors à se multiplier sur le goût du déjà septuagénaire Berlusconi pour les très jeunes femmes. Ainsi apprend-on qu'il passe ses réveillons entourés d'une cinquantaine de nymphettes arrivées en Sardaigne par charters. Les heureuses élues sont ensuite conduites par les gardes du corps du Cavaliere dans les boutiques de Porto Cervo pour un shopping limité à 2.000 euros par tête. Elles reçoivent également des bijoux en forme de tortues, l'insigne de la villa de Berlusconi, que le maître de maison achète par centaines.

Le lit du Cavaliere est un formidable raccourci pour les carrières politiques. Ainsi, en 2009, il se propose d'insérer dans les listes des élections européennes une dizaine de jeunes femmes au physique avenant mais dont l'expérience politique se limite à avoir fait tourner la roue de la fortune. Une fuite dans la presse et la révolte de certains cadres du parti le contraindront à renoncer à transformer le Parlement européen en harem privé.

"Il est malade" (l'épouse de Berlusconi)


Lorsqu'il ne les fait pas élire, le Cavaliere s'occupe des carrières artistiques de ses protégées. Des écoutes téléphoniques démontrent que le président du Conseil sponsorise ses conquêtes auprès de la Rai. À propos de l'une d'entre elles, il avoue au responsable de la fiction de la télévision publique : "Il faut lui trouver quelque chose, elle commence à devenir dangereuse."

Mais le pire est à venir avec la révélation de la relation de Berlusconi avec Noemi Letizia, ingénue napolitaine et mineure à l'époque. L'épisode provoque une dure campagne de presse et le divorce définitif avec Veronica. Cette dernière dénonce "les vierges qui s'offrent au dragon" et les "divertissements de l'empereur". "Mon mari fréquente des mineures. Il est malade, insiste Veronica. Ses amis devraient lui venir en aide."

Maîtres chanteurs

Pour satisfaire sa fringale de chair fraîche, Berlusconi n'hésite pas à s'entourer de personnages louches. Ainsi l'escroc Gianpaolo Tarantini loue en Sardaigne une villa proche de celle du Cavaliere. Il y organise des fêtes à base de cocaïne, champagne, starlettes de la télévision et professionnelles du sexe. Son prestigieux voisin mord à l'hameçon et Tarantini devient le factotum des soirées berlusconiennes. C'est lui qui présente au Cavaliere Patrizia d'Addario. Nouvelle erreur car cette mercenaire de l'amour immortalise sur son téléphone portable ses performances sexuelles avec l'homme d'État. L'affaire prend une tournure politique, en 2009, car elle démontre que le Cavaliere sacrifie la plus élémentaire des prudences sur l'autel de son priapisme et se met à la merci d'éventuels maîtres chanteurs.

Berlusconi semblait avoir compris la leçon. Mais l'affaire Ruby démontre le contraire. Pas de quoi pourtant provoquer des remords chez le chef du gouvernement italien. "J'aime les femmes et je suis fier de mon style de vie", dit-il. Reste à savoir si les Italiens sont fiers de leur président du Conseil.

lefigaro.fr

Lundi 1 Novembre 2010 - 19:54



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