«Si le 4 août cet agent ne comparaît pas, nous… », (Amnesty international)

L’association internationale de défense des droits de l’homme suit de très près le dossier Mamadou Diop du nom de l’étudiant tué lors des violences préélectorales de la présidentielle de 2012. Elle marque sa déception sur un troisième renvoi survenu dans l’affaire hier jeudi. Pire, un des policiers incriminés, Wagane Souaré a été envoyé en mission de maintien de paix au Mali. Ce, alors qu’il est «mis en cause dans cette affaire aussi grave que celle de Mamadou Diop », crache le secrétaire exécutif d’Amnesty international section Sénégal qui n’exclut pas de saisir le secrétaire général des Nations Unies.



Seydi Gassama est interrogé par Pressafrik.com. «Nous sommes très déçus par ce troisième renvoi de l’affaire Mamadou Diop parce que pour la famille, c’est une douleur qui se prolonge; pour les avocats également dont certains viennent de la France, c’est énormément de frais », campe le secrétaire exécutif de dire que «l’Etat aurait dû prendre toutes les mesures nécessaires pour que son agent qui est mis en cause soit là et comparaisse ». Le droit de l’hommiste est «très surpris d’apprendre qu’il (Wagane Souaré) est parti en mission de maintien de la paix au Mali. Certes, ce n’est pas un recrutement en tant que tel mais on ne doit pas envoyer des missions des Nations Unies, des gens qui sont mis en cause dans ces affaires aussi graves que celle de Mamadou Diop».

 
Selon lui, «l’Etat du Sénégal, surtout la police vient de montrer une fois encore que pour ce qui concerne les droits humains, elle n’en fait absolument pas un cas ». «La lumière se fera absolument dans cette affaire parce que la mort de Mamadou Diop a choqué tout le Sénégal, quelle que soit la protection que l’Etat, la police cherchent à apporter aux agents, il y aura justice » car «nous n’accepterons pas que cette mort passe par perte et profit...


La police n’a aucun souci pour la souffrance des victimes… », menace Seydi Gassama d’avertir : «Le 4 août, cet agent-là sera là pour commettre, s’il ne comparait pas, nous n’aurons d’autres choix que de prévenir le secrétaire général des Nations Unies pour porter à son attention les faits graves qui pèsent contre cet agent».  


Vendredi 19 Juin 2015 - 08:21



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