Sidya Bayo interdit d'assister aux funérailes de son père, la LSDH dénonce

​Avocat de l’opposant Gambien et non moins président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH), Assane Dioma Ndiaye n’est pas du tout content. Le droit de l’hommiste n’y va pas de main morte pour marquer le coup. En ce qui concerne l’affaire Sidya Bayo, il regrette que « l’Etat n’est pas de parole ».



Auparavant, Assane Dioma Ndiaye de « rappeler aux autorités sénégalaises que le droit pour une personne de se recueillir sur la dépouille mortelle de son père, est un droit inaliénable, inébranlable ». D’autant plus, souligne-t-il que «même les personnes qui sont condamnés pour crime et qui purgent une détention, qui sous le régime de la détention carcérale en pareille circonstance bénéficient d’une permission pour aller faire leur deuil ». Ce, avant d’ «attirer l’attention des autorités sénégalaise ».


Car, prévient-il: «il s’agit d’un crime contre l’humanité. Juridiquement, le Sénégal n’et pas dans son droit parce que ce régime de la notification de l’arrêté d’expulsion est un régime de liberté et la Cour suprême n’arrive même pas à faire accusé réception de M. Bayo de sa convocation pour l’audience du mardi ». La robe noire qui dit, sur les ondes de la Rfm s’être « déplacé sur demande d’une haute autorité policière ». Et que de leur côté, « ils ont fait tout ce qui était possible ». Maintenant, «tout ce que nous demandons, c’est qu’on lui (Sidya Bayo) permette de faire son deuil et mardi, si jamais la Cour n’accède pas à son recours qu’il quitte le territoire », sert le président de la LSDH qui indique que c’étaient les termes de l’accord.


«Mais aujourd’hui, je regrette qu’un Etat n’a pas de parole, un Etat doit avoir une parole. Ceux qui l’entendront sauront ce que je veux dire par là », déplore Assane Dioma Ndiaye. 


Samedi 10 Janvier 2015 - 13:08



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter