Sierra Leone: à Kenema, les soignants ont souffert de la quarantaine

Du fait de l'épidémie d'Ebola, aucun véhicule ne peut entrer ou sortir de la ville de Kenema sans justificatif. Face à la multiplication des cas de fièvre hémorragique depuis mai, cette ville à 300 km de Freetown, la capitale du Sierra Leone, a été placée en quarantaine par les autorités en août. A l’hôpital de Kenema, les soignants sont en première ligne.



Un soignant s'occupe d'un malade d'Ebola à l'hôpital de Kemena, au Sierra Leone. handout photo provided by Unicef
Un soignant s'occupe d'un malade d'Ebola à l'hôpital de Kemena, au Sierra Leone. handout photo provided by Unicef

Les professionnels de santé de Kenema ont payé le plus lourd tribut en Sierra Leone. Au début de l'épidémie, l'hôpital a perdu 39 de ses infirmiers victimes du virus Ebola. L’épidémie s’est propagée à cause du manque de matériel et surtout des précautions sanitaires qui n'étaient pas appliquées parce que la maladie n'avait pas encore été identifiée.

Ces dernières semaines, grâce à une meilleure gestion des malades, la situation est de nouveau contrôlable. Mais les autorités ont décidé de ne pas lever la quarantaine de Kenema.

Une équipe de l'Unicef est présente dans la ville et a constaté qu'un tiers des malades d'Ebola sont des enfants. Des chiffres supérieurs à la moyenne nationale. Le personnel de l'Unicef ainsi que le personnel de l'hôpital s'occupent notamment des orphelins qui ont perdu leurs parents de la fièvre hémorragique. Des enfants qui du fait de la quarantaine se retrouvent bloqués dans l'enceinte de l'hôpital. C'est donc aux soignants de s'en occuper avant qu'ils ne soient placés dans des familles d'accueil, souvent hors de Kenema.


Rfi.fr

Jeudi 25 Septembre 2014 - 12:13



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