Somalie: voiture piégée et assaut contre un poste de police à Beledweyne

Une voiture piégée a explosé mardi à l'entrée d'un poste de police de la localité de Beledweyne dans le centre de la Somalie, auquel des hommes armés ont ensuite donné l'assaut, ont indiqué la police et des témoins.



Somalie: voiture piégée et assaut contre un poste de police à Beledweyne

 
Aucun bilan précis n'était disponible mais la police a confirmé que l'attaque, terminée, avait fait plusieurs "victimes", tandis qu'un témoin a fait état de plusieurs morts.

"L'explosion a été très forte et il y a des victimes (. . . ) la situation est sous contrôle désormais", a assuré par téléphone à l'AFP le colonel Abdulkadir Ali, un responsable de la police de Beledweyne, joint depuis Mogadiscio, 300 km plus au sud.
Un témoin, Hassan Nur, a raconté à l'AFP qu'une "voiture bourrée d'explosifs a heurté le portail du poste de police et explosé. Après l'explosion des hommes armés d'armes automatiques ont donné l'assaut au bâtiment, échangeant des tirs avec les forces de sécurité à l'intérieur".

"J'ai vu plusieurs cadavres éparpillés près du lieu de l'explosion", a-t-il ajouté. Aucun autre détail n'était disponible. L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat. Beledweyne est une ville frontalière avec l'Ethiopie, par laquelle pénètrent en Somalie les troupes éthiopiennes qui participent depuis novembre 2011 au combat contre les islamistes somaliens shebab, parallèlement à une force de l'Union africaine (Amisom), forte de 17. 000 hommes.

Les shebab avaient revendiqué l'attentat suicide dans lequel 15 personnes avaient péri mi-octobre dans un restaurant de Beledweyne, fréquenté par des militaires somaliens et éthiopiens et des soldats du contingent djiboutien de l'Amisom, tous stationnés à Beledweyne.

En juin 2009, 20 personnes dont le ministre somalien de la Sécurité avaient trouvé la mort à Beledweyne dans l'explosion d'une bombe dans un hôtel, une opération également revendiquée par les shebab.

Depuis qu'ils ont été chassés de Mogadiscio par l'Amisom en août 2011, les shebab ont enchaîné défaite sur défaite et successivement abandonné leurs bastions du centre et du sud du pays, mais contrôlent néanmoins de vastes zones rurales et privilégient désormais les attaques de guérilla.
 


Rfi.fr

Mardi 19 Novembre 2013 - 12:11



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