Sommet Afrique: gouvernance et sécurité au menu de la dernière journée

Lors de la dernière journée du sommet Etats-Unis / Afrique, ce mercredi 6 août, les cinquante chefs d’Etat et de gouvernement travaillent à huis clos avec Barack Obama sur les investissements, puis sur la sécurité et les menaces sur le continent, avant la conférence de presse finale du président américain.



Photo de famille des chefs d'Etat, le 6 août, à Washington. REUTERS/Jonathan Ernst
Photo de famille des chefs d'Etat, le 6 août, à Washington. REUTERS/Jonathan Ernst

Cinquante chefs d’Etat et de gouvernement africains ensemble, autour de Barack Obama, c’est un évènement. L’absence d’Hélène Johnson Sirleaf, du Liberia, et d’Ernest Bai Koroma, de Sierra Leone, a été remarquée.

Barack Obama a remercié le président guinéen, Alpha Condé, pour avoir fait le voyage afin de venir informer ses pairs sur l’épidémie de fièvre Ebola dans la région de la rivière Mano.

Le sujet central de ce sommet a toutefois été l’économie, et le président mauritanien, Ould Abdel Aziz, en tant que président de l’Union africaine, a renouvelé le souhait du continent de voir prolonger et améliorer l’AGOA, l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le continent. Barack Obama est sensible à l’argument, tout en répondant bonne gouvernance, transparence, et réformes des institutions.

Ce sommet - un peu déconcertant dans son organisation, sans rencontres bilatérales, avec une centaine d’ateliers - a finalement été apprécié. Si certaines délégations ont regretté le manque de concertation entre l’administration américaine et leur gouvernement, la plupart saluent l’initiative historique du premier président noir des Etats-Unis.


Le sommet des premières dames africaines

Les premières dames africaines avaient aussi leur sommet à Washington. Une session de travail sur l’égalité des sexes a été organisée sous la houlette de Michèle Obama et Laura Bush, épouse de l’ancien président George W Bush. On a parlé, comme dans les ateliers réservés aux chefs d’Etat, réformes et croissance économique, mais sous l’angle féminin, et dans la bonne humeur.

Aucun pays ne pourra se développer sans une meilleure éducation et sans émancipation des femmes, un sujet grave, pourtant évoqué lors de cette réunion avec humour. Michèle Obama a donné le ton : « Les jeunes filles de nos pays nous regardent. Nous avons la responsabilité de leur montrer la voie… On a besoin de changement… Et les femmes sont plus intelligentes que les hommes… »

Invité surprise de cette réunion, George Bush, souvent cité en exemple par les participants à ce premier sommet Etats-Unis/Afrique. Son action, son implication personnelle, en faveur de la lutte contre le Sida, est toujours citée en exemple : « Il y a quelques hommes dans cette assistance. Leurs épouses sont plus célèbres et plus populaires qu’eux, a fait remarquer George Bush. Vous savez que j’ai un peu de temps à perdre en ce moment et en tant que père de deux merveilleuses filles, à présent grand-père de la petite fille la plus intelligente du monde je suis beaucoup plus préoccupé de l’avenir. »

Toute l’action des Etats-Unis en Afrique sera basée sur l’égalité des sexes et la parité, a expliqué voilà quelques jours Barack Obama. Le sommet des jeunes entrepreneurs africains, qui a permis à 500 d’entre eux de venir se perfectionner dans les universités américaines en a été l’illustration, 250 jeunes femmes ont fait partie de la promotion 2014.

Source : Rfi.fr
 



Jeudi 7 Août 2014 - 01:57



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