Sommet de l’Union africaine: les chefs d'Etat évoqueront aussi le dossier de l’Est de la RDC

L’Est de la République démocratique du Congo (RDC) sera l’un des deux principaux dossiers abordés par les chefs d’Etat réunis en sommet, à Addis-Abeba, jeudi et vendredi 31 janvier. Les onze pays signataires de l’accord cadre sur la région des Grands Lacs se réuniront au niveau des chefs d’Etat, vendredi matin, pour faire le point sur cette feuille de route signée il y a bientôt un an. Ils devraient valider les quinze priorités définies dans un document de travail que RFI a pu se procurer, rédigé début janvier lors de la dernière réunion des chefs d’Etat de la conférence des Grands Lacs à Luanda, en Angola.



Un soldat de la Monusco, à Munigi, près de Goma en RDC en juillet 2013. AFP/PHIL MOORE
Un soldat de la Monusco, à Munigi, près de Goma en RDC en juillet 2013. AFP/PHIL MOORE

Certains points du document devraient satisfaire Kinshasa. La Mission des Nations unies en RDC (Monusco), si le texte est paraphé, sera encouragée à aider l’armée congolaise à combattre les rebelles de l’ADF-Nalu. Le chef militaire de la Monusco s’y était opposé pas plus tard que la semaine dernière.

Bonne nouvelle aussi pour Kigali, car la brigade d’intervention de la Monusco devra appuyer des opérations militaires contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une vieille requête du Rwanda, soutenu sur ce point par les Etats-Unis.
 

Mais la feuille de route distribue aussi des mauvais points. Elle mentionne à plusieurs reprises l’aide apportée à des groupes rebelles. Elle ne nomme aucun pays mais le dernier rapport d’experts de l’ONU pointe de nouveau le soutien du Rwanda aux rebelles du M23.
 

Kinshasa n’est pas non plus épargnée et Mary Robinson, l’envoyée spéciale de l’ONU dans les Grands Lacs, devrait le signifier au président congolais Joseph Kabila à la fin de la semaine.
 

« Je vais de nouveau le presser pour qu’il mette rapidement sur pied un gouvernement d’union », a confié à RFI l’ancienne présidente irlandaise qui souhaite aussi que le processus de démobilisation et de réinsertion des M23 aille bien plus vite.
 

Enfin, le comité de pilotage chargé de superviser les accords de paix de Kampala ne s’est réuni qu’une seule fois et « ce n’est pas assez », a regretté Mary Robinson.

Source :Rfi.fr
 



Mardi 28 Janvier 2014 - 09:51



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