Sonko attaque et cogne encore Macky: «Si on n’y prend pas garde, on risque la malédiction du pétrole»

L’ex inspecteur des Impôts et Domaines Ousmane Sonko n’a pas raté son cible une nouvelle fois, Macky et son régime. Il a fait le tour de la politique du régime actuel et lister une batterie de manquements mais aussi des dérives qui ont pour noms : Impunité, forte politisation de l’administration, surtout celle financière en citant l’exemple de la DIGD et du ministre de l’Economie des finances et du plan qui milite au sein de l’Apr, gestion clanique et familiale des ressources gazières et minières du pays, recul des acquis démocratiques avec la menace de la liberté d’expression sont entre autres points évoqués par le conférencier du jour du «samedi de l’économie» organisé par l'Africaine de recherche et de coopération pour l'appui au développement endogène (Arcade), dont l’ordre du jour a porté sur «La gouvernance sobre et vertueuse» de Macky Sall.



Sonko attaque et cogne encore Macky: «Si on n’y prend pas garde, on risque la malédiction du pétrole»
Ousmane Sonko fait le buzz, comme disent les sénégalais ces sorties font jaser dans les chaumières. Conférencier le temps d’une journée sur la gouvernance sobre et vertueuse prônée par le président Macky Sall. La victime du premier cité a porté un regard très critique du pouvoir en place sur sa politique de développement mais aussi de la gestion des ressources gazières et minières, qui à l’en croire si on ne fait pas attention cela risque de nous mener vers la malédiction du pétrole qui fait des ravages dans d'autres pays.

Abordant le problème de la gestion des ressources gazières et minières, Sonko réclame la publication des contrats «Le peuple doit exiger la publication des contrats, le peuple a droit à une information sur la gestion des ressources du pays, nous devons même contraindre le pouvoir à nous donner toutes les informations concernant ces contrats, c’est un droit constitutionnel », affirme l’ex Mr Sonko, qui s’interroge d’ailleurs sur l’opacité qui entoure ces contrats en se demandant «Qu’est-ce- qui les empêche de publier les contrats ».

C’est pourquoi, il invite les autres agents publics à ne pas avoir peur quand, il s’agit de dénoncer des manquements graves, car il ne risque rien par ce que protégés par les lois et règlements en vigueur au Sénégal  mais aussi par les conventions sous régionales de l’Uemoa», affirme Sonko.
Dans son intervention le nom du frère du président de la république est revenu à plusieurs reprises avec les 96 milliards de francs CFA de recettes fiscales non remboursées dans le cadre d’une transaction financière, un manquement à gagner qui pouvait servir à financer le développement de notre pays», fustige-t-il.
 
Poursuivant son intervention axée sur la gestion des ressources gazières et minières, le leader de Pastef, les patriotes de rappeler ce qui se passe avec l’exploitation du gaz est révoltant car aujourd’hui une entreprise dénommée  Fortezza qui exploite notre gaz et le vend au grand détriment du pays alors qu’au temps de Me Wade il avait signé un décret qui l’obligeait à vendre d’abord à la Senelec pour diminuer le coup de l’électricité, ce qui n’est plus le cas car Fortezza a attaqué l’arrêté au niveau de la Cour suprême et cette dernière à casser ce décret, Sonko de souligner qu’aujourd’hui cette entreprise vend le gaz et nous au retour on y gagne rien, car exonérée recettes fiscales », fulmine-t-il.
 
Pointu dans ses interventions, le leader du parti Pastef, les Patriotes a décortiqué la gouvernance sobre et vertueuse sous deux angles.

Pour ce qui est de l’administration il peint un une image pas du tout reluisante de notre administration infiltrée par la politique, «Il faut dépolitiser l’administration, et prôner la compétence et l’expertise et pour y arriver il suggère un appel à candidature des profils qui devront diriger nos entreprises publiques car des pays comme la Cote d’Ivoire et le Togo le font,  pourquoi pas nous donc. Car selon lui, L’administration doit rester au-delà des contingences politiques  », soutient-il.

Malheureusement ce qu’on assiste aujourd’hui «C’est une politisation des hauts cadres de l’administration publique », peste Sonko. A l’en croire la gouvernance actuelle de la justice avec la mainmise de l’exécutif démontre à suffisance que ce maillon important de la société est sous la coupe gardée de Macky Sall, c’est pourquoi, il se dit en phase avec l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) qui réclame une refonte du Conseil supérieur de la magistrature, «La gouvernance au niveau de la magistrature reste un problème car l’inamovibilité des juges du siège n’est pas toujours respecté, le cordon ombilical entre le parquet et la tutelle, le ministère de la justice qu’il faut couper pour permettre une véritable indépendance de la justice», se désole le leader du Pastef.
 
Revenant sur la gouvernance sobre et vertueuse, le leader du Pastef de remettre en doute la volonté de Macky Sall de travailler dans ce sens car avec tous les scandales qui ont été débusqués par les corps de contrôle comme la Cour des comptes, l’Ofnac ou encore les Ige qui produisent des rapports qui sont ensuite rangés dans les tiroirs et les hauteurs de manquements graves promus à des postes de responsabilité, ce qui favorise selon lui, l’attitude de certaines personnes qui se mettent à dilapider les deniers  publics sachant qu’ils ne risquent rien.

Face à un public composé de politiques, d’universitaires d’acteurs de la société civile mais aussi de militants du Pastef, le leader politique déchire la feuille de route définie par le régime de Macky Sall et la gestion sobre et vertueuse, simple slogan pour lui car «Il n’y a pas de contrôle effectué sur le budget de l’Assemblée nationale, c’est pareil au niveau de la présidence de la République, et pour ce qui est du Haut conseil des collectivités territoriales, il a fait savoir que « Le Hcct est un organe inutile, mis en place pour caser une clientèle politique avec un budget qui pouvait servir à la construction d’écoles d’hôpitaux ou encore régler le problème des syndicats », fustige Ousmane Sonko.
 
   

Khadim FALL

Samedi 3 Septembre 2016 - 12:42



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