Soudan du Sud: Juba veut éviter des sanctions «contre-productives»

L’allié américain serait-il en train de changer de position ? Le Soudan du Sud a protesté, mardi, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, contre des sanctions à son encontre envisagées par plusieurs Etats, dont les Etats-Unis. Ces sanctions pourraient viser le président sud-soudanais Salva Kiir et son rival, l'ancien vice-président Riek Machar, qui s'affrontent depuis près d'un an.



Le président sud-soudanais Salva Kiir (ici, le 13 mars 2014) fait partie des dirigeants qui pourraient être touchés par des sanctions. REUTERS/Tiksa Negeri
Le président sud-soudanais Salva Kiir (ici, le 13 mars 2014) fait partie des dirigeants qui pourraient être touchés par des sanctions. REUTERS/Tiksa Negeri

Depuis quelques semaines, les diplomates américains à l’ONU disent qu’ils sont prêts à imposer des sanctions contre le Soudan du Sud – en l’occurrence, un embargo sur les armes. Ils affirment également n’attendre que le feu vert de Washington.

Il s’agit là d’un changement de position significatif de la part de l’allié américain, qui est pris très au sérieux à Juba. « On ne trouvera pas de solution durable à la crise au Soudan du Sud en imposant des sanctions, a réagi l’ambassadeur du Soudan du Sud Francis Deng. Les sanctions atteignent rarement leur objectif. Elles ne font que durcir les positions vers la confrontation plutôt que la coopération. »

Le Conseil de sécurité a renouvelé pour 6 mois le mandat des 12 500 casques bleus au Soudan du Sud. L’ONU abrite toujours sur ses bases plus de 100 000 civils des ethnies Nuer et Dinka, qui ont fui les combats et qui courent le risque d’être tués s’ils retournent dans leurs villages.


Rfi.fr

Mercredi 26 Novembre 2014 - 11:57



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