Soudan du Sud: Riek Machar accuse Salva Kiir de saboter les négociations de paix

Le chef des insurgés sud-soudanais Riek Machar accuse le président Salva Kiir de vouloir saboter les négociations de paix. Cette semaine la justice sud-soudanaise a relaxé 7 des 11 prisonniers politiques accusés avec Riek Machar d'avoir fomenté un coup d'Etat le 15 décembre dernier. Mais Riek Machar et quatre autres haut responsables du SPLM, le parti au pouvoir, sont inculpés de tentative de coup d'Etat. Il y voit une manoeuvre de la part de son adversaire, Salva Kiir.



L'ancien vice-président Riek Machar dans l'Etat de Jonglei, au Soudan du Sud, le 31 janvier 2014. REUTERS/Goran Tomasevic
L'ancien vice-président Riek Machar dans l'Etat de Jonglei, au Soudan du Sud, le 31 janvier 2014. REUTERS/Goran Tomasevic

Dans une interview acordée à l'agence Reuters l'ancien vice-président s'insurge. «Je ne vois pas pourquoi j'aurais à répondre d'une tentative de coup d'Etat qui n'a jamais eu lieu », affirme-t-il avant d'ajouter, « c'est une nouvelle manoeuvre pour faire capoter les négociations de paix ».

Cette semaine la justice sud-soudanaise a formellement inculpé Machar de tentative de coup d'Etat pour les évènements du 15 décembre qui ont déclenché l'insurrection d'une partie de l'armée. Ce jour-là, des élements proches de Riek Machar et d'autres fidèles à Salva Kiir s'affrontaient dans les rues de Juba déclenchant la fuite de l'ancien président et le mouvement d'insurrection.

Une autorité intérimaire

La thèse d'une tentative de coup d'Etat, avancée par la présidence, a toujours été niée par Riek Machar. Washington a également exprimé des doutes, tandis que Rebecca Garang, la veuve du père de l'indépendance, a tout simplement accusé le président Kiir de répandre des mensonges. Toujours est-il que depuis la conclusion d'une trêve le 23 janvier, les deux camps doivent s'entendre à la fois sur la surveillance du cessez-le-feu ainsi que sur une sortie de crise politique.

Riek Machar a déjà ses idées. Il estime que le président Salva Kiir doit démissionner et laisser place à une autorité intérimaire en attendant les élections de 2015. 

Source : Rfi.fr



Samedi 1 Février 2014 - 11:25



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