Soudan du Sud: l’Igad exige le respect de l’accord signé à Addis-Abeba

Avec la situation en RDC, la crise en Centrafrique, les évènements aux Soudan du Sud ont attiré particulièrement l’attention des pays présents lors de 22e Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Les chefs d'Etat de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) en Afrique de l'Est se sont réunis à huis clos, ce vendredi, sur ce dossier.



Des soldats de l'armée populaire de libération du Soudan du Sud (SPLA) à l’aéroport de Juba, le 25 janvier 2014, où un hélicoptère vient de rentrer de Bor. REUTERS/Andreea Campeanu
Des soldats de l'armée populaire de libération du Soudan du Sud (SPLA) à l’aéroport de Juba, le 25 janvier 2014, où un hélicoptère vient de rentrer de Bor. REUTERS/Andreea Campeanu

Des négociations politiques doivent s’ouvrir entre les deux camps pour trouver une solution définitive au conflit sud-soudanais. Mais pour ce faire, il faut que les accords signés la semaine dernière à Addis-Abeba soient respectés à la lettre. C’est le message que les chefs d’Etat de l’IGAD ont voulu faire passer, non seulement au président Salva Kiir, mais également à son rival Riek Machar.

Les chefs d’Etat se sont félicités de la libération des sept personnalités politiques proches de l’ancien vice-président et qui étaient détenues depuis le 15 décembre. Mais ils ne veulent pas se contenter de ce geste de Salva Kirr et exigent qu’il applique intégralement l’accord en libérant les quatre qui restent.

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« Que ces personnes soient d’abord jugées puis immédiatement graciées n’est pas l’esprit des accords signés », relève un diplomate sous le couvert de l’anonymat. Il semble aujourd’hui évident que le président Salva Kiir a voulu garder ces gros poissons sous la main, afin de les utiliser pour peser dans les futures négociations.

Autre volet de l’accord, la cessation totale des hostilités. Les deux camps s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu et les chefs d’Etat ne veulent plus entendre un seul coup de feu. « Les armes doivent arrêter de crépiter », affirme le Kényan Uhuru Kenyatta, et il en appelle à la responsabilité des deux camps.

L’Igad reconnaît néanmoins que la situation s’est améliorée. Il n’y a plus de combats ni d’offensive à grande échelle, mais aujourd’hui pour les chefs d’Etat, même les accrochages et les heurts doivent cesser. Pour l’heure, l’Igad garde la main sur ce dossier et n’envisage pas pour l’instant l’envoi d’observateurs sur place.


■ Zoom sur l’engagement de l’Ouganda

Autre point abordé concernant la crise sud-soudanaise, il s’agit de la présence pour épauler le président Salva Kiir d’un contingent ougandais. Une présence militaire qui fait débat et dont se défend James Wani Igga, le vice-président sud-soudanais, présent au sommet de l'UA : « Les troupes ougandaises étaient déjà depuis quelque temps au Soudan du Sud pour combattre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Et j'ajoute que toute la communauté internationale nous soutient dans cette guerre contre la LRA. Les Ougandais continueront jusqu'à ce qu'ils en aient terminé avec la LRA. Donc il n'est pas question d'une course au retrait des Ougandais ».

Source : Rfi.fr
 



Vendredi 31 Janvier 2014 - 20:56



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