Soudan du Sud: l’armée perd le contact avec Malakal

Au Soudan du Sud, les combats se poursuivent. L’armée sud-soudanaise a reconnu, ce mercredi 19 février, avoir perdu le contact avec ses troupes dans la ville stratégique de Malakal, cible d'une vaste offensive de la rébellion depuis mardi. Les rebelles assurent contrôler la ville, ce que démentent les forces gouvernementales.



Un soldat sud-soudanais dans les rues de Malakal, à 500 km au nord-est de Juba, au Soudan du Sud, le 31 décembre 2013.
Un soldat sud-soudanais dans les rues de Malakal, à 500 km au nord-est de Juba, au Soudan du Sud, le 31 décembre 2013.

La situation est toujours confuse ce mercredi soir à Malakal, cette ville stratégique du nord-est avec laquelle les communications sont très difficiles en raison des combats qui s'y déroulent.

Les affrontements se sont poursuivis tout au long de la journée jusqu'au soir. Depuis la rupture du cessez-le-feu au petit matin de ce mardi, les rebelles assurent contrôler totalement la capitale de l'Etat pétrolier du Haut-Nil. Affirmation que contestent, en partie, les forces fidèles au président Salva Kiir.

L'armée sud-soudanaise confirme qu'elle n'est pas parvenue à reprendre complètement la ville mais elle revendique encore le contrôle de la moitié nord de Malaka, là où se trouvent les champs pétroliers.

Le porte-parole de l’armée – joint en début de soirée par RFI - assure que les rebelles de l'ancien vice-président Riek Machar ne seraient maîtres que de la moitié sud de Malakal.

Par ailleurs, chaque camp s'accuse de pillages et d'exactions contre des civils. Des violences que confirme l'ONU parlant de plusieurs morts dans des affrontements « inter ethniques ».

En même temps, les violences perpétrées ne semblent pas compromettre la poursuite des pourparlers de paix qui sont maintenus dans la capitales éthiopienne, à Addis-Abeba, pour tenter de trouver une solution politique durable à cette crise du Soudan du Sud.

Le conflit armé perdure depuis mi-décembre sur fond de rivalités politiques entre le chef de l'Etat, Salva Kiir, et son ancien vice-président, Riek Machar, limogé en juillet. Les affrontements - d’abord à Juba et ensuite dans le reste du pays - ont déjà fait des milliers de morts et environ 900 000 déplacés. 

Source : Rfi.fr
 



Jeudi 20 Février 2014 - 09:22



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