Soupçons de corruption dans la justice : Me Mame Adama Gueye détaille le scandale Wartsila/ Résidences les Jardins

L’ancien bâtonnier a fait de graves accusations contre la justice, Me Adama Gueye n’a pas usé de gants pour dénoncer « les dysfonctionnements extrêmement graves de la délivrance du service public de la justice. Selon lui il ya une corruption intolérable partout, et encore plus dans la justice ».



Soupçons de corruption dans la justice : Me Mame Adama Gueye détaille le scandale Wartsila/ Résidences les Jardins
Evoquant le différend qui oppose la société Wartsila dont il défend  et Résidences les Jardins, l’avocat de la société  finlandaise  dit toute son exaspération à propos de la façon dont cette affaire a été tranchée par la justice de notre pays. Revenant sur les péripéties qui ont conduit à la  décision  qui fait polémique, Me Mame Adama Gueye affirme « que la société est acculée de façon insondable par la justice sénégalaise pour une banale histoire de location au point que la société finlandaise semble déjà avoir un pied dehors ».
 
Car dans l’affaire qui oppose la société Wartsila et les Résidences les Jardins, son client Wartsila  a été condamné par la justice dans des conditions admises comme scandaleuses par les spécialistes du droit. « Une décision qui ne laisse aucun doute quant à la corruption des magistrats concernés » déclare Me Gueye.
 
Trouvant incongrue que cette affaire qui a été entendue par l’Union des magistrats qui « a reconnu plus ou mois que cet affaire a été rendu dans des circonstances qui ne mettent pas en avant l’équité de la justice puisse être validé par la Cour suprême. Me Mame  Adama Gueye estime enfin que la justice est instrumentalisée au service d’intérêts privés absolument illégitimes. Il ajoute en outre qu’à l’heure actuelle la situation est plus que grave parce qu’affirme t-il «c’est  l’Etat de droit qui est menacé et l’image du Sénégal aussi » déplore l’avocat.
 
Car l’amende infligée à Wartsila et le blocage aussi des comptes sont autant de facteurs qui mettent en danger la survie de l’entreprise. Très inquiet de la poursuite des activités de la société, l’avocat espère que la rabat d’arrêt  va aboutir, le cas contraire l’entreprise pourrait quitter le Sénégal à la fin de son contrat avec la SENELEC, et aller chercher plus de sécurité juridique et judiciaire sous d’autres cieux »renseigne Me Mame Adama Gueye.         

Khadim FALL

Mercredi 7 Octobre 2015 - 11:50



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