Soutien aux musulmans Birmans persécutés: JAMRA, MBAÑ GACCE et CSR condamnent, dénoncent et exigent



« La minorité́ musulmane de la Birmanie, les Rohingyas, continue de payer chèrement son appartenance à la religion musulmane, déclarée «religion de chiens», par le moine bouddhiste extrémiste, Ashin Wirathu, leader du "Mouvement birman contre l’Islam". Surnommé à juste titre par le magazine américain "Time" «Le Ben Laden de l’intégrisme bouddhiste», il est le théoricien, l’inspirateur et l’hiérarque de ce pogrom anti-musulman, qui aura fait 4000 morts, depuis le 25 août dernier. Ses appels récurrents à la haine confessionnelle, à travers les réseaux sociaux, ne sont un secret pour personne », martèlent l’Organisation islamique JAMRA et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses MBAÑ GACCE, dans leur résolution finale de la marche pacifique en soutien aux musulmans Birmans persécutés. 

En partenariat avec le COLLECTIF DE SOUTIEN AUX ROHINGYAS, au terme d’une «Journée de prière et de solidarité», clôturée par une Marche Pacifique, ces acteurs déplorent qu’« il (Ashin Wirathu) (ait) perverti l’enseignement humaniste du Bouddha, pour le transformer en un redoutable instrument de persécution raciale, de meurtre de masse et d’épuration ethnique ». 

Pis, « après chacun de ses sermons incendiaires, ses disciples fanatisés prennent d'assaut les concessions des Rohingyas, déversant sans retenue leur haine par de sanglantes razzias, avec la complicité́ active de l'armée de la République de l'Union de Birmanie, dont le chef du gouvernement n’est autre qu’Aung San Su Kyi... célèbre Prix Nobel de la Paix ! », assènent-ils. 

L’Organisation islamique JAMRA et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses MBAÑ GACCE qui condamnent « avec la dernière énergie cette sanglante persécution, aux allures d’épuration ethnique, digne de l’épopée nazi, et planifié de toute évidence de longue date », dénoncent « le silence coupable de la communauté internationale, dont le Conseil de Sécurité n’a daigné se réunir que mercredi dernier, de surcroît à huis-clos ». 

Exigeant « la traduction devant la CPI, Cour Pénale internationale, du moine fasciste et raciste, Ashin Wirathu, dont les appels à la haine contre les musulmans sont responsables de cette sanglante chasse-à-l’homme, dont les enfants et les femmes payent le plus lourd tribut », Pape Makhtar Gueye et Cie réclament « la déchéance d’Aung San Su Kyi de son Prix Nobel de la Paix, lequel titre est désormais ensanglanté par la complicité passive de celle qui n’a pas hésité à qualifier les martyrs Rohingyas de «terroristes» en exhortant « solennellement le Haut Conseil aux Réfugiés des Nations-Unies de prendre résolument à bras-le-corps la situation humanitaire extrêmement précaire des 380.000 réfugiés musulmans birmans, apatrides, que le Bengladesh voisin rechigne à accueillir sur son territoire ». 


Samedi 16 Septembre 2017 - 15:22



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