Tous les Anglais savent que demain, va se nouer un moment d’émotion unique dans le championnat britannique. Car demain, Steven Gerrard fera ses adieux au public d’Anfield. Contre Crystal Palace, il disputera en effet son tout dernier match sur la pelouse du club de la Mersey, devant un public qui en a fait son idole.
Après 17 ans chez les Reds, passé de l’adolescent au capitaine emblématique, le milieu de terrain de 34 ans va faire ses adieux sous une pluie d’hommages, et s’attend déjà à vivre l’un des plus grands moments de sa carrière. Hier, en conférence de presse, "Stevie G" a évoqué cette rencontre si particulière.
"L'idée c'est d'éviter les larmes"
"J'ai la chance de pouvoir dire au revoir en vrai à tout le monde à Anfield. Je ne sais pas jusqu'à quel point ce sera émouvant. Ca on ne peut pas y échapper. Cela me fait un peu peur car cela va énormément me manquer. L'idée c'est d'essayer de tout contenir, de rester fort, pour éviter les larmes. Je veux gagner pour finir bien à Anfield. En même temps, je suis embêté pour mes coéquipiers car je n'avais pas l'intention d'attirer autant l'attention. Là, c'est un peu normal mais je suis désolé. Cela n'a jamais été mon intention de tirer vers moi toute la gloire", a expliqué Gerrard, toujours sur la réserve.
"Depuis le premier jour les supporters ont été incroyables avec moi. J'ai eu des bas cruels et des hauts incroyables. Leur soutien n'a jamais été pris en défaut en 17 ans. Ce sera ça le plus émouvant de cet au revoir", a-t-il ensuite ajouté, conscient que le public de Liverpool est l’un des plus fidèle d’Europe.
  Son regret et sa fierté

L’international anglais, véritable icone dans son pays, a ensuite évoqué ses regrets, avant de revenir sur la plus grande victoire de sa carrière en finale de Ligue des champions.
"Le seul regret, c'est ne jamais avoir été champion. Cela va rester comme une cicatrice. Je ne peux rien y faire, il faut prendre de la hauteur. J'ai rêvé de jouer pour ce club étant gosse et je me retrouve avec 708 matches. Je suis fier de ce que j'ai fait, de tous ces bons souvenirs. Quand je devais prendre deux bus pour aller au centre de formation à huit ans, si quelqu'un m'avait dit tout ça, mais aussi ces hauts et bas, je l'aurais pris quand même", a-t-il concédé.

"En repensant à la finale de la C1 contre l'AC Milan en 2005, mes cheveux se dressent encore sur ma tête. C'est la meilleure soirée de ma vie. Je pense que cela restera dans l'histoire de la C1 comme la meilleure finale. En tant que capitaine de l'équipe, aucun autre homme sur terre n'était plus fier que moi cette nuit-là", a-t-il expliqué, sans cacher son émotion.
Gerrard veut devenir entraîneur
Enfin, celui qui a porté le brassard depuis plus de 10 ans ne cache pas son envie de continuer à apporter sa pierre à l’édifice du football mondial après son expérience américaine, et songe d’ores et déjà à revenir entrainer, en toute humilité : "Il est un peu tôt pour répondre mais si un rôle se présente et que je pense pouvoir y contribuer assez bien, j'aimerais revenir. Je pense réellement que je peux apporter ma contribution à l'avenir. J'ai l'ambition de rester dans le foot. Je suis en train de passer des diplômes avec l'UEFA. Pour avoir un poste ici, il faut le mériter, le nom ne suffit pas. Ce serait naïf de penser que cela me revient parce que je m'appelle Steven Gerrard."