Stratégie à 10 ans: la BAD partage ses bons et mauvais points, campe sur la croissance inclusive et le développement vert

Dans les stratégies de développement le maillon faible, c'est la suivie-évaluation, et c'est une spécificité bien africaine. Pour mettre fin à cette situation la Banque Africain de Développement (BAD) par le biais de son Département de l'évaluation des opérations (OPEV) a initié un atelier régional de partage et d'apprentissage, sur « l'évaluation au service de l'apprentissage. Cap sur la transformation : leçons de l'expérience ».



La Banque Africain de Développement (BAD) vient d'approuver sa nouvelle stratégie à dix ans 2013-2023 dont les deux objectifs stratégiques sont la croissance inclusive et la transition vers une croissance verte. Ces objectifs doivent permettre la disparition des inégalités, réduire l'exclusion sociale et imprimer une obligation de rendre compte. « L'abondance de ressources en Afrique devrait profiter au continent », selon les organisateurs.


Pour le représentant du ministère de l'Économie et des Finances, Ngouda Kane Fall, « La BAD est un partenaire sur tous les projets concernant le développement du Sénégal et de l'Afrique en particulier. La preuve, certaines infrastructures sont dans l'actif de la banque. C'est notamment le corridor Dakar-Bamako, l'axe Dakar-Conakry, etc. Qui sont très important dans la politique d'intégration. Ces projet montrent que l'intégration c'est le facteur clés et la rampe de lancement de notre développement ».


Dans le cadre de la nouvelle Stratégie du Plan Sénégal Émergent, la BAD sera un partenaire privilégie, selon le représentant du ministre. « Nous attendons son appui pour financer certains projets prioritaires. Depuis 1972 à nos jours, les interventions de la banque au Sénégal tournent autour de 920 milliards de F CFA, informe Ngouda Kane Fall.


Ainsi, les panels de discussion tournant autour de quatre thèmes : défis et opportunités de développement dans les États Fragiles ; hydraulique urbaine et rurale ; infrastructures et intégration régionale au service du développement ; et Développement du secteur privé, l'échange vise à identifier les questions sectorielles critiques pour la Banque et ses partenaires dans la formulation des futures stratégies et politiques. Ce, en partant d'un diagnostic rigoureux des causes des succès et des échecs du passé.

La stratégie à 10 ans propose aussi cinq priorités opérationnelles, le développement des infrastructures, l'intégration régionale, le développement du secteur privé, la gouvernance et les compétences. Elle met également en exergue trois domaines d'intérêt particulier, les Etats fragiles, l'agriculture et la sécurité alimentaire, et le genre.


Jeudi 30 Janvier 2014 - 13:22



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