Sud-Africains au sein de l’EI: une interview relance la question

L’Afrique du Sud s’inquiète de la possible présence de citoyens sud-africains dans les rangs du groupe Etat islamique qui se bat en Syrie et en Irak pour l’instauration d’un califat. Cette semaine, un quotidien sud-africain a publié une interview exclusive d’un Sud-Africain prétendant se trouver en Syrie et appelant ses concitoyens à le rejoindre. L’article du Daily Maverick a relancé les craintes d’activités terroristes dans le pays. L’Afrique du Sud compte environ 750 000 musulmans.



Militants de l'organisation Etat islamique dans la région de Raqqa, en Syrie, juin 2014. REUTERS/Stringer
Militants de l'organisation Etat islamique dans la région de Raqqa, en Syrie, juin 2014. REUTERS/Stringer

L’homme prétend s’appeler Abu Hurayra l’Africain. Il dit avoir 18 ans, venir de la région de Johannesburg et être arrivé en Syrie en janvier cette année. Il a été interviewé par un quotidien sud-africain via son compte Twitter. Le média publie des photos de l’homme le visage masqué, ainsi qu’une photo de son passeport où l’on voit un tampon d’entrée sur le territoire turc.

Que cela soit vrai ou faux, l’article suscite de nombreuses questions. L’année dernière déjà, une vidéo de propagande de l’organisation Etat islamique circulant sur YouTube montrait un homme se prétendant sud-africain. Le visage nu, il appelait ses frères à le rejoindre dans le califat.

Des citoyens sud-africains  ont-ils réellement rejoint la Syrie pour se battre ? Les services de sécurité de l’Etat affirment ne pas être au courant. De leur côté, les chercheurs sont partagés. Ils pensent qu’il y en a certainement, mais il s’agirait d’un petit nombre, car il n’y a pas assez de preuves tangibles pour parler de recrutement.

Pourtant, l’année dernière, plusieurs organisations musulmanes sud-africaines ont donné l’alerte. Selon elles, le groupe Etat islamique tente de recruter dans le pays, notamment dans la région de Durban et du Cap.


Rfi.fr

Mercredi 25 Février 2015 - 13:11



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter