Sujets polémiques: la COS M23 diagnostique l’actualité nationale



Sujets polémiques: la COS M23 diagnostique l’actualité nationale
Le président de la Commission Orientation Stratégies du mouvement du 23 juin (COS M23) est plus qu’interloqué par «certaines orientations économiques aux antipodes du «patriotisme économique», cautionnées par des décisions sans appels en faveur d’entreprises étrangères. Au détriment bien sûr de l’offre et l’expertise locales, laissées en rade par un Macky SALL et son pouvoir, pris d’affection et très attachés aux principes de la servitude économique».
 
Abordant des sujets qui alimentent l’actualité nationale, et (qui) ne laissent indifférent aucun Sénégalais averti, Abdourahmane Sow parle des «remous qui sont agités par les décisions de nos gouvernants, portant sur les politiques publiques»,
 
«Les Sénégalais, y compris ceux de la Diaspora, devisent et alimentent un débat accru sur les différentes orientations appliquées par le Pouvoir en place. Cela, en vue de bénéficier des meilleures réponses possibles, face aux préoccupations  latentes des populations, en termes de visions économiques, sociales, politiques et sécuritaires», décortique-t-il.  

Et d’ajouter que «d’aucuns sont intéressés et préoccupés par l’insécurité choquante qui hante les foyers sénégalais par un taux de criminalité jamais atteint».
 
Par ailleurs, «d’autres franges de la Nation, surtout politiques, s’activent sur des questions démocratiques, passant en revue les problématiques de bonne gouvernance, de libertés et de protection des ressources publiques».
 
Dans ce diagnostic, Abdourahmane Sow n’occulte pas «les conflits socioprofessionnels, pour ainsi parler des grèves répétitives dans les Etablissements publics de santé, et de l’éducation. Un préjudice énorme subi par des populations prises dans la spirale des rapports larvés entre l’Etat du Sénégal et les Organisations Syndicales».

«Dans cette actualité de tensions et de conflits dans le continent africain et la sous-région», le président du COS M23 ne manque pas «de formuler des recommandations fermes à l’endroit de l’Etat du Sénégal et des pays et Institutions intéressés. Notamment, sur la situation post-électorale en Gambie,  pays voisin et frère du Sénégal, qui traverse des périodes difficiles et historiques».

C’est pourquoi, le COS M23 qui se veut, une «organisation souveraine et libre dans ses positions patriotiques, citoyennes et responsables, prend sur elle aujourd’hui l’engagement d’interpeller l’opinion nationale et  internationale, pour partager ses idéaux et s’impliquer davantage pour le bien des communautés en tant que sentinelle de l’intérêt général», affirme son président.  
 
Sur le plan politique, ledit mouvement salue «l’esprit d’ouverture du Président de la République, pour l’intérêt qu’il a accordé au Front Manko Wattu Sénégal, par l’audience portant sur le processus électoral. Un acte très fort qui concourt au renforcement de la démocratie et à l’apaisement du climat social, en sus de la garantie de l’observance scrupuleuse des principes et des droits des citoyens en matières électorales. Par ailleurs, elle exige au Président de la République de veiller au respect des accords qui ont été conclus par une mise en œuvre parfaite et attentive aux meilleures conditions de déroulement des élections, au regard des différents cadres réglementaires».
 
Par contre, Abdourahmane Sow et Cie attendent du Président de la République, Macky Sall, «de proposer pour l’organisation des élections législatives, et pour d’autres à venir, une personnalité dont l’impartialité et la crédibilité ne souffrent d’aucun doute, et ainsi offrir un arbitrage neutre pour l’expression libre et transparente de la volonté des Sénégalais».

Après avoir félicité le coordonnateur sortant, Malick Gakou, le nouveau coordonnateur, l’Honorable Député Mamadou Lamine Diallo et l’ensemble des membres du Front Manko Wattu Sénégal», la COS M23 leur recommande «une posture responsable et militante pour l’intérêt des Sénégalais». Ce, avant de renouveler «son engagement à leur côté pour continuer le combat pour la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des ressources publiques, et veiller au respect des principes démocratiques et de libertés».

D’ailleurs sur ce registre, la COS/M23 se veut claire et sans équivoque sur le COS/PETRO-GAZ. «Ceci, pour dire qu’il est inconcevable et inacceptable que cette institution administrative sous l’autorité exclusive du Président de la République, n’implique pas d’autres franges représentatives de la Nation, alors que selon la nouvelle Constitution, les ressources appartiennent au peuple», tance Abdourahmane Sow.
 
Ainsi, «pour garantir la transparence et la bonne gouvernance», la COS/M23 exige «l’implication effective de la société civile, des parlementaires, et d’autres organisations déterminantes à la gestion rationnelle et efficiente de nos ressources minérales».
Concernant l’ouverture des listes électorales à la Diaspora, le Mouvement du 23 juin «partante pour son implication dans les politiques publiques», milite «pour son intégration dans les instances électives, tout en maintenant le nombre des Députés à cent cinquante (150)».

Par rapport à l’orientation économique, la COS/M23 qui est «loin de mépriser les efforts consentis par les pouvoirs publics en termes de politiques économiques et sociales», reconnait «en effet la volonté de l’Etat du Sénégal dans ce secteur».
 
«Même si la précarité, la pauvreté, le coût élevé de la vie demeurent dans le quotidien des Sénégalais, nous voyons le Président Macky SALL et son pouvoir se démener par des projets çà et là pour des solutions durables et adéquates. Par contre, ce qui est inquiétant, c’est de voir tous ces milliards dépensés en infrastructures sans pour autant impacter sur le chômage, le sous-emploi ou le pouvoir d’achat des Sénégalais», diagnostique le président de la commission.  
 
Désolée «de constater que la construction et la gestion de la quasi-totalité des infrastructures économiques sont dévolues aux compagnies étrangères et en l’occurrence, aux entreprises françaises», la COS/M23 déplore tout en disant au Président Macky Sall «qu’elle préfère une économie locale fleurie, à un bilan garni par des étrangers, à coups d’édifices pour un développement de façade».

«Que les pouvoirs publics sachent que les Sénégalais en ont assez des tarifs élevés de l’autoroute à péage avec SENAC, du Train Express Régional sur 55 km à coût démesuré. Et c’est encore plus grave, quand le Président de la République, après le coup des APE, postule en militant du CFA qui ne cesse de nous subordonner à l’Occident», rage son président.
 
S’agissant de la situation sociale, la COS/M23 interpelle «les autorités publiques sur le secteur de la Santé, qui traverse des périodes de troubles profonds». Une situation qui, selon le mouvement, «non seulement affecte le fonctionnement normal du secteur mais qui par sa récurrence, confronte les usagers à des conditions déplorables de prises en charge adéquates et efficientes».
 
«Les grèves répétitives causent un réel désagrément aux populations et violent leur droit à la santé, pareil pour le secteur de l’Education», regrette la commission qui, dans le cadre de la résolution de ces conflits récurrents, préconise «un cadre de dialogue franc entre les acteurs, le respect des engagements retenus consensuelle ment, et en appelle à davantage de responsabilité des corporations concernées et de l’Etat du Sénégal».

Sur un autre registre, la COS/M23 dénonce «avec la dernière énergie la montée vertigineuse de l’insécurité et de la criminalité dans le pays ».
 
Tout en mettant l’Etat du Sénégal devant ses responsabilités de garantir la sécurité aux citoyens, la COS/M23 interpelle aussi «les Députés pour la mise en place de lois répressives et dissuasives, pour préserver la sécurité de nos concitoyens».
 
Allant plus loin, Abdourahmane Sow et Cie demandent «l’institutionnalisation  du service militaire pour tous, en vue d’offrir une meilleure politique éducative, parallèlement aux solutions ponctuelles et conjoncturelles». 

La COS/M23 qui exhorte «à la lucidité et la sagesse, dans la gestion du dossier très sensible de la Gambie», exige «le refus de l’Etat du Sénégal de jouer aux gendarmes va-t’en guerre, au risque de créer un précédent énorme, dans les relations sénégalo gambiennes, déjà heurtées et mises à l’épreuve par des incidents récurrents ».
 
Selon la commission, «le Sénégal doit éviter de mettre en danger la vie des centaines de milliers de Sénégalais en terre gambienne». Et à la CEDEAO, Abdourahmane Sow et Cie demandent «d’être regardant du droit constitutionnel gambien et d’opter pour une résolution pacifique de ce conflit, de n’accepter ni l’ingérence, ni le diktat de quelque autre organisation que ce soit»…
 


Samedi 24 Décembre 2016 - 13:02



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