Survivre à Ebola, récit d’un Guinéen

Mr Saa Saba Temessadounou, originaire deGuéckédou, au sud de la Guinée, a survécu au virus Ebola.



Survivre à Ebola, récit d’un Guinéen

Il explique à l’ONG Plan International comment il a d’abord contracté la maladie et comment ensuite il a cru qu’il allait mourir.

Quel est votre nom et votre âge ?

Je m’appelle M. Saa Saba Temessadounou, j’ai 41 ans.

A quel moment avez-vous su que vous êtiez porteur du virus Ebola ?

Lorsque j’ai développé une forte fièvre de 39,6 degrés. C’est à ce moment-là que j’ai su que ça n’allait pas.

Et comment avez-vous contracté cette maladie ?

Décès Ebola

Jusqu’au 19 octobre

4 877

Décès (probables, confirmés et suspects)

 

(inclus 1 décès aux USA)

  • 2 705 Liberia

  • 1 259 Sierra Leone

  • 904 Guinée

  • 8 Nigeria

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C’est quand j’étais auprès d’une personne qui était malade, à ce moment on ne savait pas à quoi on avait affaire. Après le décès de l’intéressé, les autorités sanitaires m’ont dit que dans un intervalle de 21 jours, en cas de malaise, de venir les voir. Effectivement le 11e jour, j’ai développé une fièvre très forte et je me suis rendu directement au centre de prise en charge.

Est-ce que vous avez eu peur ?

Naturellement, j’ai eu peur parce qu’on venait de dire que la maladie qui faisait ravage était due à un virus du nom d’Ebola, un virus mortel. J’ai eu beaucoup peur.

Comment était votre état d’âme à ce moment précis ? Ils vous ont emmené directement à l’hôpital ?

J’étais démoralisé et je suis allé de moi-même à l’hôpital parce que vu l’état dans lequel j’étais, je n’ai pas eu le temps d’aller prévenir la maison. Je me suis rendu directement à l’hôpital, au centre de prise en charge.

Quels étaient les premiers symptômes ?

Je faisais d’abord une fièvre intermittente, variant entre 39,7 et 38 degrés.Une fois admis, j’ai eu la diarrhée pendant quatre jours, la dysenterie pendant trois jours et plus de ça, j’avais le hoquet pendant quatre jours.

Vous pensiez que vous alliez mourir ?

Oui, lorsqu’a la troisième phase qui n’est rien d’autre que celle du hoquet. Le troisième jour, je n’étais plus maître de moi-même. J’ai pensé à la mort directement.

Mais on m’a placé la perfusion car je n’arrivais plus à boire normalement. Je pensais à la mort déjà.


BBC Afrique

Samedi 25 Octobre 2014 - 02:45



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