Syrie: l’arme «barbare» du baril d’explosifs employé à grande échelle par le régime

Un « acte de barbarie ». C'est ainsi que le chef de la diplomatie américaine qualifie l'utilisation de barils d'explosifs par l'armée syrienne. Des barils bourrés de TNT et de morceaux de métal qui continuent de tuer au quotidien dans certains quartiers d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG proche de l'opposition syrienne. Selon cette ONG, l'armée syrienne aurait de plus en plus recours à cette arme sommaire mais meurtrière.



Un homme pleure l'un des ses proches après une attaque aux barils d'explosifs, selon des témoignages d'opposants, le 3 février 2014 à Alep. REUTERS/Hosam Katan
Un homme pleure l'un des ses proches après une attaque aux barils d'explosifs, selon des témoignages d'opposants, le 3 février 2014 à Alep. REUTERS/Hosam Katan

Les barils sont bourrés de TNT et de morceaux de métal, et sont largués depuis les hélicoptères de l'armée syrienne sans aucune précision. Au-delà de l'impact sur les populations civiles, l'utilisation de ces barils offre l'avantage d'être moins coûteuse que des bombardements conventionnels. La technique, bien que rudimentaire, est aussi d'une plus grande efficacité en milieu urbain.

Vaste offensive

Selon l'OSHD, depuis décembre dernier, l'armée syrienne aurait donc de plus en plus recours à cette arme dans le cadre d'une vaste offensive pour regagner du terrain dans l'est et dans le nord d'Alep. Le week-end dernier, le bilan de ces bombardements a été particulièrement lourd : selon l'ONG, près de 160 personnes, la plupart des civils, ont été tuées en une seule journée dans cette ville du nord de la Syrie.

Terroriser les populations

Hier encore l'OSDH a constaté de nouveaux lâchers de barils, avec un bilan de huit morts, dont cinq enfants. L'objectif, selon l'opposition syrienne, étant clairement de terroriser les populations civiles. Selon le centre des médias à Alep, cité par l'Agence France-Presse, plusieurs quartiers d'Alep seraient ainsi devenus des quartiers fantômes, un exode de la population pour « fuir les barils », selon l'expression utilisée par le centre.

Source : Rfi.fr
 



Mercredi 5 Février 2014 - 15:11



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