Syrie: la France ne veut pas de la médiation de l'Iran

Le dossier syrien sera au centre des discussions mardi 24 septembre à l'Assemblée générale de l'ONU. Notamment la question de la neutralisation de l'arsenal chimique de Damas. A ce titre, François Hollande se rendra à New York pour y défendre une résolution aussi contraignante que possible avec ou sans référence au fameux chapitre 7 qui prévoit un recours à la force. Le président français doit également rencontrer son homologue iranien, Hassan Rohani. Objectif : obtenir le soutien de Téhéran dans l'espoir de trouver une solution politique au conflit syrien. A ce titre, les autorités iraniennes se seraient bien vues dans un rôle de médiateur. Une offre qui n'est toutefois pas du goût de Paris. La raison ? Le régime iranien manque de neutralité. C'est en tous cas le point de vue du porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot.



Le président iranien Hassan Rohani, le 18 septembre, à Téhéran. Reuters/President.ir/Handout via Reuters
Le président iranien Hassan Rohani, le 18 septembre, à Téhéran. Reuters/President.ir/Handout via Reuters
Philippe Lalliot
"Porte-parole du ministère français des Affaires étrangères
Nous connaissons tous l’implication de l’Iran aux côtés du régime syrien à travers non seulement un soutien politique mais aussi un soutien militaire, reconnu comme tel d’ailleurs par les autorités iraniennes notamment à l’occasion de cette bataille de Kousseir […] Dès lors, je vois mal comment un pays aussi impliqué dans cette crise et aux côtés d’une des parties à cette crise - le régime syrien - pourrait être un médiateur qui, par définition, doit être neutre et tenir des positions équidistantes entre les parties à un conflit."

Dépéche

Samedi 21 Septembre 2013 - 10:53



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