Syrie: la difficile préparation de la conférence de Genève

Pas d’annonce officielle, mais à l’évidence la conférence sur la Syrie prévue ce lundi 25 janvier à Genève devrait être retardée et on ignore quand elle pourra débuter. Les discussions de paix préparées par l’ONU devront en principe réunir des représentants de l’opposition et du régime de Bachar el-Assad.



Du côté de l’opposition syrienne, difficile de négocier alors que les bombardements russes - se poursuivent et qu’une quinzaine de localités sont actuellement assiégées par l’armée du régime de Damas. Difficile aussi de s’asseoir à la table de négociation si l’ordre du jour ne mentionne pas clairement une transition en Syrie, avec le départ de Bachar el-Assad.

Sans des garanties politiques et humanitaires, l’opposition syrienne risquerait de perdre toute crédibilité en se rendant à Genève. Du côté du régime syrien et de ses alliés, les réticences portent sur la composition de la délégation adverse.

En effet, celle-ci comprend des groupes rebelles armés et Damas refuse de négocier avec certains de ces acteurs, à commencer par l’Armée de l’islam, groupe rebelle salafiste dont l’un des chefs, Mohammed Alloush, a même été nommé négociateur par la coordination de l’opposition.

Parallèlement, la Russie souhaite que d’autres groupes d’oppositions et notamment les Kurdes syriens soient représentés à Genève, une demande qui se heurte au refus de l’actuelle coalition d’opposants à Bachar el-Assad.

Source: Rfi.fr



Lundi 25 Janvier 2016 - 05:57



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