Syrie: les experts de l'ONU achèvent leur enquête lundi

Le secrétaire général de l'ONU a rencontré le 28 septembre le chef de l'opposition syrienne. La première, entre Ban Ki-moon et Ahmad Jarba, après le vote la résolution 2118, prévoyant la destruction de l'arsenal chimique syrien. Ahmad Jarba s'est engagé à envoyer une délégation pour participer à la nouvelle conférence de paix sur la Syrie que Ban Ki-moon veut organiser à Genève, à la mi-novembre. En attendant, les inspecteurs de l'ONU, chargés d'enquêter sur les armes chimiques, s'apprêtent à quitter la Syrie.



Syrie: les experts de l'ONU achèvent leur enquête lundi

Lundi 30 septembre, ce sera la fin de la mission des inspecteurs de l'ONU qui enquêtent actuellement sur plusieurs attaques chimiques présumées. Ils quittent la Syrie en emportant des échantillons et des documents, et devraient rendre leur rapport à la fin du mois d'octobre. On pourrait alors en savoir plus sur l'usage d'armes chimiques, sachant que le régime et les rebelles s'accusent parfois mutuellement d'être à l'origine d'une même attaque.


Mardi 1er octobre, c'est une autre mission qui entamera ses travaux en Syrie. Il s'agit de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Elle a adopté cette semaine une feuille de route pour l'élimination des armes chimiques syrienne, on parle d'un arsenal de 1000 tonnes. D'ici à la mi-novembre, l'OIAC devra présenter un calendrier précis de la destruction de ces armes non-conventionnelles, d'ici à la mi-2014, dans le cadre de la résolution votée à l'ONU.


Parallèlement à la mise hors d'état de nuire de l'arsenal chimique syrien, l'intense activité diplomatique de ces derniers jours à New York a débouché sur une date pour une hypothétique conférence de paix. « Genève 2 » devrait se tenir à la mi-novembre, selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. L'objectif est de parvenir à un accord entre pouvoir et rébellion sur une transition politique. Ce qui à ce jour semble hors de portée.


Sanctions


Sur le plan juridique, ll n'est pas question de renvoyer le dossier chimique devant la Cour pénale internationale, comme le prévoyait initialement le plan français. Autrement dit, pour poursuivre les auteurs de l'attaque chimique du 21 août dernier. La résolution 2118 votée hier, ne le mentionne pas comme le souligne et le déplore Philippe Bolopion, porte-parole de HRW, Human Rights Wash.


Rfi.fr

Dimanche 29 Septembre 2013 - 12:00



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